Le mouvement des Archs torpille les démocrates : Ceux qui se prennent pour des démocrates ne font qu’hériter de la dictature
Le délégué de « Initiative citoyenne pour la réunification du mouvement de citoyenneté », Mustapha Maâzouzi, a violemment attaqué les mouvements, sans citer de noms, qui se proclament démocrates. Il a indiqué que ces mouvements essayent de se refaire « la crédibilité perdue » en organisant des mouvements de protestation et en rejoignant la vague des manifestations sociales qui sévissent dans quelques wilayas du pays.
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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les auteurs de l’initiative ont révélé que « ceux qui se prennent pour des démocrates ne font que dans l’héritage de la dictature et parlent au nom de l’opposition et des préoccupations des citoyens », faisant allusion au parti du RCD et son leader Saïd Sadi, puisque ce dernier est, depuis 1989, l’un des acteurs à revendiquer la démocratie.
Les signataires du communiqué ont ajouté qu’:« après analyse de la situation que traverse notre pays, ces derniers temps, nous avons constaté, malheureusement, l’héritage « de ceux qui se font passer pour des démocrates » du droit de parler au nom des jeunes qui espèrent une vie meilleure, et se sont désignés par eux-mêmes les parents du peuple. »
Le mouvement s’est indigné de l’existence de « partis et mouvements démocrates » dans le pays et qui ont des « intentions politiques dangereuses » ne faisant que nourrir malheur et misère aux Algériens et ce, en ayant recours aux ambassades pour obtenir une crédibilité. Cela est une allusion faite au leader du RCD, Saïd Sadi, dont les câbles de WikiLeaks avaient rapporté des vérités sur son parti et ses visites continues à l’ambassade US, où il a demandé aux Américains d’intervenir pour protéger « l’avenir de la démocratie dans le pays.»
Les signataires du communiqué ont accusé « ceux qui se prennent pour des démocrates », en organisant des marches de protestation, de faire de l’opposition juste pour l’opposition et d’encourager les jeunes à la violence et la révolte contre le pouvoir, sous couvert de revendications sociales. Ces signataires les accusent aussi d’avoir exploité la conjoncture du pays, à savoir « la pression sociale » pour créer une sorte d’anarchie et de rébellion contre la loi..