Le MSP quitte le gouvernement et rejoint l’opposition
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui avait quitté en janvier dernier l’Alliance présidentielle, regroupant le FLN et le RND, a décidé de rejoindre les rangs de l’opposition après avoir participé durant 16 années au gouvernement.
C’est ce qu’a indiqué dimanche le porte-parole du MSP Kamel Mida. « Le MSP a décidé de ne pas participer au prochain gouvernement pour dénoncer l’attitude du pouvoir lors des élections législatives remportées par le Front de Libération nationale (FLN) », a déclaré Kamel Mida. « Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion du Majliss echoura samedi soir à Alger, a-t-il précisé. « Nous avons décidé de maintenir l’Alliance de l’Algérie verte et renforcer ses structures et de siéger à l’Assemblée nationale », a encore précisé le porte-parole du MSP.
«L’Assemblée consultative a décidé de ne pas participer au gouvernement, avec 134 voix pour la non‑participation et 35 pour la participation », a indiqué samedi pour sa part le vice‑président du parti, Abderezzak Mokri à l’issue d’une réunion marathon tenue au siège national situé à El Mouradia et ayant pris fin vers 22 h 30. Cette décision marque le choix du parti de rompre avec sa stratégie de participer au gouvernement tout en gardant un pied dans l’opposition.
Le MSP est la principale formation de l’ « Alliance de l’Algérie verte » (AAV) qui regroupe Ennahda et le Mouvement El Islah, qui n’a décroché que 47 sièges lors du scrutin du 10 mai. Cette formation avait quitté en janvier l’Alliance présidentielle, regroupant le FLN et le RND tout en en conservant quatre ministres au gouvernement.
Le nouveau gouvernement devrait être nommé après l’installation le 26 mai de la nouvelle Assemblée nationale issue du scrutin du 10 mai. Les législatives du 10 mai ont vu le FLN l’emporter avec 221 sièges, suivi du RND 70 sièges et de l’Alliance de l’Algérie verte avec 47 sièges. Le FLN et le RND ont obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 291 sièges sur 462. Vingt partis, dont quatre islamistes, contestant ces résultats des législatives, se réuniront lundi à Alger pour « unifier leurs positions », avait annoncé vendredi le chef islamiste Abdelmadjid Menasra dont le parti du Front du Changement n’a obtenu que quatre sièges.