Le Parlement français favorable à la restitution des crânes des résistants algériens!
L’Assemblée nationale française a demandé aux autorités de Paris de prendre une décision courageuse portant restitution des crânes des résistants algériens, en l’occurrence ceux de la résistance Zaâtcha exposés au musée de l’Homme.
Côté algérien, aucune initiative n’a été prise dans ce sens par les députés depuis l’éclatement de l’affaire en 2011.
Cette revendication est incluse dans une question écrite adressée en date du 28 novembre 2017 par le député M’jid El Guerrab au ministre d’État français, ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.
Dans sa question, le député M’jid El Guerrab a interrogé le ministre Nicolas Hulot sur ” la restitution d’ossements de résistants algériens, datant du XIXe siècle, entreposés au musée de l’Homme”.
Selon le député qui s’est référé aux sources dont dispose le muséum, ” sur trente-quatre restes nommés, seuls six d’entre eux sont identifiés de façon certaine comme appartenant à des Algériens s’étant opposés à la conquête française et à la prise des Zaâtcha”.
Pour contribuer à un apaisement mémoriel entre l’Algérie et la France et, plus largement, conduire une réflexion novatrice sur l’histoire, le député français souhaitait savoir s’ “il était envisageable de procéder au déclassement de ces restes humains, au moyen d’une loi ad hoc, à l’instar de ce qui a été fait pour les restes de Saartjie Baartman, récupérés dudit Musée en 2002”.
Par ailleurs, M’jid El Guerrab a rappelé que les démarches entreprises en 2011 par l’historien Ali Farid Belkadi et l’universitaire Brahim Senouci en 2016, n’ont toujours pas abouti à la restitution des crânes des résistants algériens
L’auteur de la question écrite a tenu également à expliquer qu’ “en matière de processus de restitution de restes humains, les demandes sont encadrées par la loi: elles ne peuvent être examinées que pour des restes nominativement identifiés et doivent être portées par des descendants”, estimant que ” cette procédure en l’espèce est particulièrement contraignante”.