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Le père de Boumediène : « Mon fils est victime de la bureaucratie »

الشروق أونلاين
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Encore un acte de suicide par immolation survenu à Béchar où le jeune marchand Boumediène Yachir a mis fin à ses jours au marché de Bouhlel.

 

Le jeune homme, âgé de 32 ans, Yachir Boumèdiene avait l’habitude de s’installer à proximité du marché de Bouhlel situé au centre‑ville. Dans la matinée, la police, présente sur les lieux dans le cadre d’une opération de délocalisation des marchands informels, lui ordonne de déplacer sa marchandise pour ne pas occuper la voie publique. Il s’en va, abandonnant sa table et revient quelques minutes plus tard pour s’asperger d’un bidon d’essence. Et il s’immole devant la foule.

Selon le père de Yachir, ce sont les conditions de vie misérables dans lesquelles il vit son fils qui l’ont poussé au suicide. Se retrouver à l’âge de 32 ans, sans emploi, sans aucun avenir et refusé par les entreprises où il postulait du travail à cause de son casier judiciaire entaché. Là où il se présente pour postuler du travail, son dossier a été tout le temps rejeté.

Le père de la victime avait dit que son fils a été mis en prison à trois reprises.Il a ajouté que son fils aurait été tabassé par un officié de police à la veille de son suicide. Se sentir humilié et méprisé par le policier, le jeune avait  décidé de mettre fin à ses jours, selon le père.  

 

Le père de Boumediène Yachir se demandait pourquoi on n’a pas transféré son fils à bord d’une ambulance à l’hôpital d’Oran et demande justice pour la mort de son fils. « Je ne demande pas d’indemnisations, mais je veux bien qu’on n’utilise pas de la force contre nos jeunes. Je confirme que ce policier est agent dans le trafic routier et je me demande qu’est ce qu’il faisait au marché ? », s’est interrogé le père de la victime.   

 

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