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Le pouvoir cherche-t-il à acheter l’opposition ?

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Abdelaziz Bouteflika, président de la République

Après Abderrazak Mokri, c’est au tour d’Abdallah Djaballah, président du FJD, d’accuser le pouvoir de tentative de faire taire l’opposition en lui proposant des postes de responsabilité. S’il s’avère vrai, il serait nécessaire de se demander pourquoi le pouvoir procède à ce type de pratiques «médiocres».

Sur ce sujet, l’ex-secrétaire général du RND, Tahar Benbaïbeche a affirmé que la tentative du pouvoir d’acheter l’opposition et « la faire taire » était un comportement « bien ancré dans le régime algérien». « L’une des spécificités du pouvoir, c’est d’acheter l’opposition avec des postes et des responsabilités», a confié Benbaïbeche à Echorouk.

Le président actuel de Fadjr El-Djadid a démenti avoir vécu, alors leader du RND, une période où le pouvoir ait fait recours à une telle pratique pour séduire l’opposition. « Je n’ai pas de témoignage à faire sur des offres du pouvoir pour acheter l’opposition, il n’y avait pas nécessité de le faire… le pouvoir n’avait pas plus besoin alors de l’opposition», explique-t-il.    

« Je ne sais pas s’il y a des contacts avec l’opposition pour lui proposer des postes au gouvernement. Probablement, le pouvoir cherchera à trouver de nouvelles figures durant cette période, car il est impossible de continuer avec celles qui sont en place actuellement», indique-t-il.   

Dans une déclaration à Echorouk, Belkacem Melah, leader du Rassemblement national démocratique (RND)  rejette les accusations portées contre le pouvoir. « Je démens tout ce qui se dit sur l’achat de l’opposition par des postes au gouvernement », dément-il. Pour étayer sa position, il a dit que le pouvoir n’a plus besoin de corrompre l’opposition, car il n’en a pas besoin d’autant que des partis étaient aux côtés du président Bouteflika.

Et Melah de poursuivre, la répartition des portefeuilles ministériels relève des prérogatives du président Bouteflika.   

Le premier à avoir évoqué actuellement la question des intentions du pouvoir de tenter de convaincre les opposants de rejoindre ses rangs, est bel et bien Abderrazak Mokri, président du MSP qui a dit « avoir reçu une nouvelle offre du pouvoir qu’il a rejetée en vue de continuer son combat avec d’autres et s’attacher au projet de son mouvement qui ne converge pas avec celui du système ».

Abondant dans le même sens, Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD) a souligné que le pouvoir, comme à l’accoutumée, proposait à certains leaders et cadres de sa formation des portefeuilles ministériels.

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