Le pouvoir entre dans la confrontation d'interférence avec les opposants
La manière avec laquelle se sont comportés les services du ministère de l’Intérieur avec les 14 dirigeants de partis, réunis en front, sous le nom du «groupe pour la défense de la mémoire et la souveraineté», réuni, la semaine dernière, qui visait à déclarer son refus à la révision de la Constitution avant les présidentielles du mois d’avril prochain, révèle le comportement du pouvoir à l’égard de l’opposition.
Les militants des droits de l’homme ont dénoncé les pratiques de l’autoritarisme perpétuel dans le pays, contre tous les adversaires du pouvoir sur le terrain, qu’ils soient politiciens ou syndicalistes, et même les chômeurs. Au moment où le discours se commercialise que l’Algérie a évité “les vents du printemps arabe”, le Président Bouteflika, a levé l’état d’urgence. A partir delà, plusieurs pensaient que l’Algérie est entrée dans une nouvelle phase de l’histoire, et ce, tout en respectant les libertés individuelles et collectives, au moins selon les textes juridiques publiés dans les journaux officiels. Mais hélas, à juste titre, les services de la wilaya d’Alger, ont refusé la tenue de pas moins de 14 conférences politiques pour annoncer son refus à toute tentative de révision de la Constitution avant la prochaine élection présidentielle. Par contre, les partisans d’Amar Saâdani ont pu acquérir deux autorisations au moins de 48 heures. Selon le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, M. Boudjamaâ Ghachir, dans une déclaration au quotidien Echorouk, affirme que, l’interdiction des marches et les rassemblements, ainsi les restrictions imposées aux médias, sont des preuves de violations des droits de l’homme dans le pays. M. Boudjamaâ Ghachir, a déclaré que le pouvoir marginalise et empêche les partis politiques, qui refusent de s’aligner derrière le discours du pouvoir. Et la cause selon toujours notre interlocuteur, est la culture du pouvoir qui dirige toujours le pays avec la mentalité d’un état d’urgence, bien que déjà levé, ce qui signifie que l’activation de la loi d’urgence ne protège pas le pays, mais pour protéger ceux qui le conduisent.