Le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh, en visite en Égypte
Le Premier ministre du mouvement islamiste Hamas à Ghaza, Ismaïl Haniyeh, se rend lundi au Caire pour discuter avec les dirigeants égyptiens notamment de la crise énergétique qui affecte le territoire palestinien, a-t-on appris de source officielle.
La seule centrale électrique de Gaza, qui fournit près d’un tiers de l’électricité à l’enclave palestinienne, a cessé de fonctionner depuis le 14 février, faute de carburant.La bande de Gaza, enclave déshéritée, est menacée d’un “black-out”. Les interruptions de son activité y sont fréquentes, provoquant quotidiennement de longues coupures de courant.
L’Egypte a promis de fournir du fuel pour faire fonctionner la centrale électrique et une première cargaison de 300.000 litres est arrivée lundi après-midi dans le territoire.
“Nous espérons que cette visite sera fructueuse et aura des résultats positifs en ce qui concerne l’électricité et les fournitures de fuel”, a souligné le conseiller politique de M. Haniyeh, Youssef Rizqa, dans un communiqué.
M. Haniyeh a exhorté les autorités égyptiennes à “intervenir immédiatement pour répondre à tous les besoins de Gaza en électricité de manière permanente”, mettant en garde contre une “véritable crise humanitaire”.
De son côté, l’ONG britannique Oxfam a averti que la pénurie de fuel risquait d’entraîner “un effondrement total des services essentiels”, en réclamant la fin du blocus israélien de la bande de Gaza.
Israël impose un blocus à Ghaza depuis la capture d’un de ses soldats en juin 2006 –finalement libéré en octobre 2011 en échange d’un millier de détenus palestiniens– renforcé à la suite de la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin 2007.
Au Caire, Haniyeh, qui vient d’effectuer deux tournées régionales remarquées, doit aussi participer à des réunions du bureau politique du Hamas, dirigé par le chef en exil du mouvement islamiste Khaled Mechaal.
Les deux hommes ont nié la semaine dernière toute divergence sur les efforts de réconciliation avec le mouvement rival du Fatah de Mahmoud Abbas.Un des principaux dirigeants du Hamas à Ghaza, Mahmoud Zahar, a qualifié d'”erreur” l’accord conclu le 6 février à Doha (Qatar) entre Mechaal et Abbas, qui confiait à ce dernier la direction d’un gouvernement transitoire chargé d’organiser des élections.
La formation de cet exécutif provisoire –déjà retardée– est censée être annoncée prochainement lors d’une réunion au Caire de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), élargie au Hamas et au Jihad islamique.