Le président de la JSK Mohand Chérif Hannachi au Forum d'Echorouk : « La sécurité des Egyptiens à Tizi Ouzou est du ressort de l’Etat »
Mohand Chérif Hannachi est arrivé au Forum d’Echorouk tout auréolé de son succès sur l’équipe d’En-Nadi Al Ismaîli sur son propre terrain. Avec son affabilité coutumière et son franc-parler, il a été sans détour sur plusieurs sujets concernant l’actualité footballistique et l’avenir de son équipe dans les compétitions africaines.
- Mais tout d’abord, Hannachi s’est montré circonspect concernant le comportement des supporters de la JSK. Pour lui, le succès ramené d’Egypte et l’accueil extraordinaire qui a été réservé aux Algériens au Caire exigent de l’Algérie de « rendre la pareille ». « Je ne sais pas comment va être le comportement de nos supporters, surtout lors de la réception des deux clubs égyptiens Al Ahly et Al Ismaili à Tizi Ouzou. Aussi, je demande aux supporters de la JSK d’être patients, d’être sportifs, et de faire en sorte de ne pas provoquer des incidents qui peuvent coûter cher au club ». En clair, Hannachi souhaite coûte que coûte éviter les sanctions de la CAN en cas de troubles à Tizi Ouzou.
- Pour Hannachi, il n’était pas possible de changer de stade, comme par exemple « faire jouer le match au stade du 5 Juillet, à Alger », car, estime-t-il, « ce serait une aberration contre nos propres concitoyens qui habitent à Tizi Ouzou, et qui ont le droit de voir la JSK évoluer sur son propre stade ».
- A ce propos, Hannachi souhaiterait que les autorités s’impliquent plus « lors de ces rencontres avec les Egyptiens ». Pour Hannachi, il serait judicieux, voire indispensable, que les services de la wilaya de Tizi Ouzou, et même le ministère de l’Intérieur, soient impliqués dans les opérations de sécurité et de maintien de l’ordre, afin que les choses se passent dans de bonnes conditions, sur tous les plans ».
- Hannachi reconnaît avoir été reçu, lui et ses joueurs, de manière extraordinaire, avec tout ce qu’on peut imaginer comme courtoisie, amabilité et générosité. « Les Egyptiens m’ont dit qu’ils attendent au moins la pareille de notre part », c’est-à-dire être « reçus au moins dans des conditions similaires, si ce n’est mieux, en Algérie. »