Le Président de l'association religieuse de la mosquée de Marseille sollicite l'appui du gouvernement algérien
Dans une réponse au Secrétaire d'Etat chargé de la communauté algérienne, l’imam Abderrahmane Ghoul, s’est dit surpris par la décision du gouvernement algérien ajoutant qued’autres positions prévalaient au sein du gouvernement algérien.
La controverse fait rage à nouveau au sujet de la position du gouvernement algérien quant au financement de la grande mosquée de Marseille dont les travaux devraient être lancés dans les prochains mois. Le secrétaire d’État pour la communauté algérienne à l’étranger, Abdelhalim Benattallah vient d’évoquer le gel de la contribution Algérienne alors que le président de l’association religieuse de la mosquée, Abderrahmane Ghoul prétend, lui, qu’il a reçu des assurances de la part du gouvernement des Algériens pour le financement de ce projet.
Lors d’une visite en France, Benattallah a révélé que l’Algérie avait gelé sa contribution financière dans la construction de la grande mosquée de Marseille. Cette décision avait été prise, selon lui, conformément aux vœux de la communauté algérienne établie dans le sud de la France et dont l’édifice cultuel lui est en grande destiné. Le responsable algérien a déclaré que son pays “soutient fermement le projet de construction dans son principe » mais il espère en retour une gestion consensuelle entre les différentes communautés musulmanes de Marseille».
S’agissant des changements intervenus, au début de cet été, à la tête de l’association en charge de la conduite du projet et qui auraient, semble-t-il, déplus au Ministère algérien des affaires étrangères, Benattalah fera une allusion au remplacement de l’algérien Nourreddine Cheikh par le marocain Abderrahmane Ghoul. Il ne dévoilera pas non plus le montant global de la contribution envisagée par l’Algérie. Mais il a reconnu que le gouvernement algérien avait déjà contribué au financement des études à hauteur de 160.000 euros. Des informations non officielles avaient fait état des intentions algériennes de contribuer par une somme qui pouvait atteindre jusqu’à un million d’euros.
Dans une réponse rapide à la déclaration du Secrétaire d’Etat chargé de la communauté algérienne, l’imam Abderrahmane Ghoul, président de l’association de la mosquée de Marseille s’est dit surpris par la décision du gouvernement algérien. Pour lui, d’autres positions algériennes viennent en contradiction avec la déclaration de Benatallah soulignant avoir visité l’Algérie dans ce cadre, il y a trois mois et d’y avoir été bien accueilli par Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat et représentant personnel du président de la République. Ghoul aurait été rassuré par Belkhadem quant au soutien de l’Algérie et ce après en avoir longuement parlé avec lui.
Pour éluder tout soupçon sur le processus d’élection qui a mené M Ghoul à la tête de l’association religieuse de la mosquée de Marseille, ce dernier soulignera que « les élections se sont déroulées de façon démocratique et transparente ». Il appellera «Ce qu’on demande les pays musulmans dont l’Algérie à participer dans la construction de la mosquée tout en évitant de s’ingérer dans son fonctionnement intérieur.