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Le président du parlement marocain a présenté ses excuses et a essayé d'acheter le silence avec un dîner

الشروق أونلاين
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Les deux représentants du sénat et de l’Assemblée populaire nationale, en l’occurrence, le député Mohamed Cherif Brahmia et le sénateur Adam Kabbi, n’ont pas cru au scénario qu’ils ont vécu en représentant l’Algérie aux célébrations du 50e anniversaire de la fondation du parlement marocain, affirmant qu’on ne s’attendait pas à ce que les choses arrivent aux menaces et dénigrements à l’encontre de l’Algérie et du président de la république.

Le sénateur Adam Kabbi, relate que l’accueil était chaleureux, et les conditions d’hébergement étaient bonnes.  D’ailleurs, nous étions reçu dans un hôtel haut standing à Rabat. Mais ce qui s’est passé était inattendue, parce que toutes les conditions étaient tout à fait normales. Nous étions parmi plusieurs délégations et aussi des professeurs d’université qui animeront des conférences liées au parcours du Parlement marocain et les moyens de développer la pratique parlementaire»,  en présence du président du parlement marocain. Sauf qu’une heure après la clôture des festivités, et au cours de la séance du soir ,  un ancien parlementaire, a intervenu pour prendre la parole. Mais ce qui a soulevé les doutes du sénateur algérien,  sont que l’intervenant, avait déjà demandé la parole dans la matinée, mais elle ne lui pas été accordée.  Mais quand il a eu l’occasion, l’ancien député du Parti de l’Indépendance du Maroc, connu pour son hostilité à l’Algérie, déclare en un mot selon la source que : «Nous  parlons du développement du Parlement , mais nous avons oublié de parler du Sahara orientale. L’ancien député du Parti de l’Indépendance du Maroc, sous entend ici Tindouf et Bechar. Il a déclaré aussi, quant au président Bouteflika, qu’il parte se soigner. Ce qui a plus touché les représentants algériens des deux chambres, est que tous delà, s’est passé sous les yeux du président du parlement marocain , alors qu’il était resté muet et n’avait même pas levé le petit doigt quand l’ intervenant se livrait à insulter l’Algérie et ses symboles. Le représentant algérien, a ajouté que face à cette situation, ‘il ne restait que de se retirer de la séance et de quitter la salle vers l’hôtel, sans  émettre aucune intervention ou déclaration vu la sensibilité de la question. Le sénateur a justifié cette position, à l’ état des relations algéro-marocaines , qui est arrivé à sa limite et ne pas en rajouter.  Considérant que le retrait est la meilleure manière de se révolter pour les gens civilisés. Notre interlocuteur nous relate qu’après 45 minutes de leur arrivée à l’hôtel, ils ont reçu un appel  du conseiller diplomatique du Président du Parlement marocain et son directeur de cabinet, qui a essayé de s’excuser de ce qui s’est passé.  Mais, nous lui avons dit : «Comment insulter un invité qu’on accueille dans sa propre maison. Et sa réponse était que le président du Parlement présente ses excuses et vous invite à un dîner. Mais nous avons refusé l’invitation, et après nous avons décidé de consulter l’ambassadeur algérien au Maroc , et il nous a dit en un mot qu’ il est préférable de se retirer de l’hôtel , et de passer la nuit chez moi. D’ailleurs, c’est ce qui s’est passé”, nous avons passé la nuit chez l’Ambassadeur, et d’ajouter  que nous avons même essayé d’obtenir la facture de d’hôtel pour la régler , mais l’administration de l’hôtel a refusé.

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