Le procès du scandale de l’autoroute Est-Ouest s’ouvre ce mercredi
Le procès du scandale de l’autoroute Est-Ouest s’ouvre ce mercredi 25 mars. Vingt-trois personnes physiques et morales comparaîtront ce mercredi devant la barre du tribunal criminel d’Alger pour répondre des faits qui leurs sont reprochés.
Il s’agit de 16 personnes physiques et 7 personnes morales (sociétés étrangères), toutes citées dans le scandale de corruption du projet dit du siècle, soit le projet de l’autoroute Est-Ouest qui continue de défrayer la chronique.
Des juristes prévoient en effet, le même sort que le procès de l’autre scandale patent «Sonatrach I», à savoir le report, sachant que la défense demanderait éventuellement d’auditionner certains experts et l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, dont les faits remontent à l’époque où il était à la tête de ce département.
Un avocat proche du dossier a révélé le probable report dudit dossier pour convoquer des témoins, dont la liste devrait être longue, en l’occurrence les experts appartenant au ministère des Travaux publics qui ne souffre d’aucun préjudice, d’après les conclusions de l’enquête.
Le juriste, qui a requis l’anonymat, a souligné également que la défense demandait l’audition de l’ex-premier responsable dudit secteur.
Par ailleurs, il estime que le report n’est pas envisageable car il y a une volonté de classer le dossier qui aurait duré plus de 7 ans.
Dans le même sillage, la défense du colonel à la retraite Kh.Mohamed, qui a éclaté l’affaire et placé ensuite en détention provisoire quatre mois après l’ouverture de l’enquête, devrait demander la convocation d’experts dans le domaine des marchés publics pour fixer le préjudice.
Pour Me Khaled Berghel, le report du dossier ne sera pas favorable aux accusés incarcérés depuis plus de sept ans, mais il le serait pour le tribunal criminel près la Cour d’Alger qui pourrait ainsi en finir avec le dossier et se pencher sur tant d’autres, particulièrement celui de «Sonatrach I».
S’agissant de la convocation de Amar Ghoul, Me Berghel souligne que seul le juge est habilité de le convoquer s’il le juge nécessaire.
Sur les seize accusés, pour la plupart des cadres du ministère des Travaux publics, quatre sont en état d’arrestation, dix en liberté et deux autres en cavale. S’ajoutent à ceux-ci, sept sociétés étrangères originaires des pays (Chine, Suisse, Japon, Portugal, Espagne, Canada, Italie), à l’encontre desquelles plusieurs chefs d’inculpation ont été retenus, dont l’association de malfaiteurs, corruption, blanchiment d’argent, dilapidation de deniers publics…
Selon Echorouk News, l’accusé principal «Ch.M» a comparu devant le traibunal criminel d’Alger sans défense. Pour cause, son avocat qui est Français n’a pas obtenu son visa pour venir le défendre.