le recours de l’Algérie à l’exploitation des réserves non conventionnelles du gaz est simplement vital
« Le recours a l’exploitation des réserves non conventionnelles du gaz naturel dans le contexte géostratégique mondial est tout simplement vital pour notre pays ».
C’est ce qu’a affirmé ce matin M. Ali Hached, ex-vice-président du groupe Sonatrach, sur les ondes de la Radio Algérienne au cours de l’émission L’invité de la rédaction de la Radio chaine 3.
Lors de son passage, M. Hached a d’abord dressé un état des lieux du marché mondial avec ses nouveaux développements coïncidant, faut-il le souligner, avec l’ouverture, ce matin a Doha, du 6ème Forum des pays exportateurs du gaz, pour revenir ensuite sur la place que l’Algérie doit occuper a court, moyen et long termes.
Les nouveaux développement que connaît la crise russo-ukrainienne, pour ne citer que celle-ci, est en effet en passe d’engendrer une nouvelle redistribution des cartes du marché mondial du gaz où l’Algérie est appelée a jouer le rôle qui lui revient en tant que l’un des producteurs de gaz avec lequel il faudra compter.
Hached fait remarquer que «les Etats Unis sont redevenus, depuis près d’un mois, premier exportateurs du gaz, alors qu’ils étaient troisièmes après, respectivement, l’Australie et le Qatar», et ce, suite a leur exploitation du gaz de schiste.
Incontestablement, la crise russo-ukrainienne s’invite sur la table du Forum de Doha et pose l’épineuse problématique de l’approvisionnement de l’Europe en gaz russe ouvrant la voie a toutes les éventualités. La crise russo-ukrainienne « et fait craindre le pire avec des conséquences a craindre sur l’économie européenne, et in fine, l’économie mondiale », fait-il remarquer.