L’Egypte reçoit le Hamas, rapprochement ou avertissement ?
En dépit des accusations du ministre égyptien de l’intérieur attribuées au mouvement palestinien Hamas l’impliquant dans l’attentat à la voiture piégée qui a couté la vie en 2015 au Caire au procureur général Hicham Barakat ,le chef des renseignements secrets égyptien Khaled Fawzy a invité le Hamas pour rendre visite au Caire.
Une délégation du Hamas à Gaza se rendra au Caire pour s’entretenir avec des responsables du renseignement égyptien, à propos d’allégations qui impliquent le Hamas dans l’assassinat du Procureur général égyptien Hisham Barakat, tué dans un attentat à la voiture piégée au Caire en juin dernier.
Mahmoud Zahar, Khalil Al Haya, Imad Al Alami et Nizar Awadallah, tous des cadres du bureau politique du Hamas qui contrôle Ghaza, ont traversé dans l’après-midi le terminal de Rafah, qui relie la petite enclave palestinienne au Sinaï égyptien, selon des sources sécuritaires.
L’Egypte, qui contrôle à Rafah l’unique passage pour la bande de Ghaza, hormis ceux aux mains d’Israël, impose un quasi-blocus avec une zone tampon frontalière. Les dirigeants du Hamas doivent évoquer au Caire avec les chefs des services du renseignement égyptien l’état des relations entre les deux parties, d’après des sources concordantes.
Le Hamas a indiqué samedi dans un communiqué qu’il avait hâte d’entrer dans une nouvelle phase de ses relations avec le Caire. Le communiqué indique que les discussions ont été centrées sur “les relations bilatérales et le poids qui pèse sur Gaza, en particulier aux points de passage frontaliers, ainsi que sur l’évolution de la situation”.
L’analyste politique palestinien,Tayssir Mhicene a considéré l’invitation des dirigeants du Hamas comme « Moment palestinien régional important et critique »,dont l’alignement des forces régionales avant Genève.
Lors d’une déclaration accordée à Echorouk, l’analyste a notamment affirmé que le Caire tente un rapprochement et cherche à arranger la situation entre l’Egypte et Gaza, au moment ou il est attendu que le Sinaï soit le prochain terrain de guerre après la Syrie, la Libye ainsi la propagation de Daech dans la région.