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Les accidents dus à l’inhalation de gaz fait des ravages en Algérie : un couple perd la vie la nuit de noces à Sétif

الشروق أونلاين
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Beaucoup de jeunes couples perdent la vie par inhalation de gaz toxique dès lors qu’ils s’installent dans leur nouvelle habitation, notamment en ces périodes hivernales, ou le froid incite à se doter de gaz butane pour réchauffer les appartements. C’est ce qui est arrivé récemment à la jeune famille de Ain Arnat, à Sétif, un couple a peine convolé en justes noces et qui a perdu la vie la nuit de ses noces. L’enquête que les services de sécurité sont en train de mener dans l’appartement du couple.

Le marié, T.S., 36 ans, et la mariée, L.M. 28 ans, ont tous deux quitté la vie récemment à Ain Arnat, à Sétif, à cause de fuite de gaz de leur réchaud. Nouvellement mariés, ils s’étaient aménagés une maisonnette acquise à la force de la sueur et du travail du mariée, qui du attendre cinq ans après ses fiançailles pour se marier. Après une lune de miel passée à Tunis, le couple revint s’installer à Ain Arnat. Le lendemain de la mort du couple –cela s’est passé mardi dernier-, il avait fallu que la famille de la mariée s’inquiète du silence de leur fille pour aller défoncer la porte de l’appartement et découvrir la scène morbide : la femme, sans vie, l’album photo du couple dans ses bras, et le mari, qui a du certainement se lever pour aérer la chambre, à terre, une glace, qu’il a du agripper avant de tomber, en miettes à coté de lui. Selon des estimations de Sonelgaz, la mort par inhalation de gaz reste très élevée, surtout dans les régions rurales. Le peu ou le manque d’aération et de ventilation serait selon, Mézine Khalil, chargé de communication de la société de distribution d’électricité et de gaz d’Alger (SDA), filiale de Sonelgaz ,la première cause des décès par inhalation de gaz, a indiqué. « Sur les sept (7) décès par inhalation de gaz enregistrés durant les deux dernières années au niveau de la wilaya d’Alger, l’expertise certifie de manière tangible que ces décès ont pour cause principale le manque d’aération et de ventilation». Les zones touchées par le phénomène du décès par inhalation de gaz sont concentrées sur les Hauts-Plateaux –Djelfa-Tissemsilt-Médéa-Tiaret-Laghouat et Sétif- vu le froid qui y sévit en période hivernale. Mézine a affirmé que la mort devient inéluctable lorsque les gaz brûlés s’accumulent (particulièrement dans un espace réduit) en l’absence d’aération et de ventilation nécessaires. «Lorsque le monoxyde de carbone n’est pas évacué à temps à l’extérieur de la maison, il ne pourra que prendre la place de l’oxygène et, là, l’irréparable se produit». Outre la cause de décès par inhalation de gaz citée antérieurement, le chargé de communication de la SDA a indiqué que parfois, c’est l’installation d’un équipement donné (comme les chauffe-bains) qui est la source de l’hécatombe. Selon lui, l’installation de ces équipements est faite par des personnes qui n’ont pas les compétences requises pour effectuer un travail de professionnels répondant aux normes de sécurité. Depuis le début de l’année 2010, 123 personnes en sont victimes par asphyxie. En 2009, 253 morts ont été déplorés par les services de la Protection civile. Ils étaient également 291 Algériens à avoir fait les frais de ce risque domestique majeur. Il ne se passe pas une année sans que ce “tsunami” n’emporte avec lui des familles entières à travers les différentes contrées du pays. Invisible et inodore, ce gaz asphyxiant et indétectable surprend ses victimes particulièrement dans leur sommeil pendant la nuit.

 

 

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