Les Algériens adjurent Bouteflika de ne pas signer la LF-2016
Nombreux sont les Algériens qui ont prié le président Abdelaziz Bouteflika de ne pas apposer sa signature sur le texte portant loi de finances (LF-2016), adoptée officiellement par la chambre basse du Parlement, laquelle pourrait d’après eux mener le pays à la dérive.
Dans une déclaration à Echorouk, la grande majorité des citoyens interrogés appellent unanimement le chef de l’Etat à leur rendre justice et à ne pas les sacrifier à la faveur d’austérité.
« Mohamed. S », fonctionnaire dans une société privée, a dit que la loi de finances a été effectivement adoptée, mais elle n’est toujours pas appliquée et ses dispositions ne sont plus effectives en cas de non-signature de ladite loi par le président de la République. La LF est ,à ses yeux, « une véritable sanction pour le simple citoyen ».
Une femme, enseignante au lycée, rencontrée à la Cité Maya à Hussien Dey (Alger) a elle aussi plaidé le Président pour ne pas sacrifier son peuple, ajoutant qu’elle sait pertinemment que ladite loi sera adoptée par le Sénat comme une lettre à la poste, d’autant plus qu’il contient les députés de la majorité auxquels le peuple ne fait plus confiance. Pour elle, « le seul espoir qui nous reste, c’est bel et bien le président Bouteflika ».
Abondant dans le même sens, « Nassim. L », universitaire a appelé lui-aussi les sénateurs à revoir quelques articles de la LF avant son adoption, qu’il juge de plus dangereux dans l’Histoire du pays, estimant qu’ils (sénateurs) sont capables de la geler s’ils le veulent. Selon lui, seul le président Bouteflika est à même de sauver le peuple d’un avenir incertain.
Dans le même sillage, les les réseaux sociaux se sont enflammés (facebook). Des internautes ont interpellé le chef de l’Etat à intervenir pour geler ladite loi et à exprimer une pitié envers les nécessiteux et à ne pas les enfoncer dans un gouffre bourbeux.
« Monsieur le Président, je vous prie de ne pas signer le code pénal des zawaliya (nécessiteux) », écrit l’un d’eux.
Un autre s’est également adressé à Bouteflika. « Monsieur le Président, vous êtes notre seul espoir après que nos représentants nous ont sacrifiés. Nous vous prisons de ne pas nous décevoir ».
D’autres ont utilisé des mots et des expressions lourdes de sens pour implorer le Président à se montrer solidaire avec le peuple.
Et un autre internaute de supplier Bouteflika : « Ö Président, ne nous égorgez pas et ayez pitié de nous! S’il vous plaît, ne signez pas la décision de notre exécution!».