Les ambassades européennes et américaine aux aguets !
Les récents développements politiques qu’a connus le pays ont laissé dans l’expectative les représentations diplomatiques européennes et américaine qui essayent, par tous les canaux de communication, de comprendre ce qui ce passe.
Bien que les médias locaux aient relaté dans les détails les derniers événements, mais cela ne suffit aux diplomates en poste en Algérie afin de satisfaire et éclairer leur hiérarchie.
Pour ce faire, l’ambassade US en Algérie va organiser une série de rencontres avec des personnalités politiques et plus tard avec patrons de presse.
A commencer par celle qui a réuni l’ambassadrice, Joan Polaschik, et le président de Jil Jadid, Djillali Soufiane, pour récolter autant que possible des informations.
L’ambassade américaine n’est pas la seule à utiliser ce procédé puisque les ambassades de Suède et du Canada ont abrité des rencontres avec Mokri du MSP, ainsi que celle du Canada avec Benflis de Talaie El Houriat.
Il est intéressant de noter que les réunions mentionnées ci-dessus ont eu lieu au cours de la semaine écoulée, ce qui a coïncidé avec la lettre envoyée à la presse par l’ancien chef du DRS, le général Toufik.
Et aussi les condamnations des généraux Hassan, l’ex-chef du Scorat et Mejdoub, ex-responsable de la sécurité présidentielle.
De l’avis de l’ancien ministre et diplomate, Mohamed Saïd, ce que font les diplomates étrangers est une tradition dans tous les pays du monde, mais cela doit se faire dans la discrétion, car ils sont tenus de fournir à leurs pays des rapports détaillés relatifs au pays où ils sont accrédités.
Et partant, ils peuvent faire face à des responsabilités professionnelles, dans le cas de leur incapacité à relater, au plus juste, ce qui se passe autour d’eux ou apporter des informations erronées.
Comme ce fut le cas, lorsque l’ex-ambassadeur français en Tunisie a eu une erreur de jugement lors la «Révolution de Jasmins», ce qui a conduit à la partialité du gouvernement français envers le président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, au détriment du peuple tunisien.