Les armes à feu font la loi dans nos rues, 800 morts
800 affaires d’homicides volontaires à l’aide d’armes à feu ont été traitées durant les dix premiers mois de l’année 2011 par les tribunaux des quatre coins du pays.
Des peines à perpétuité et des peines de morts ont été prononcées par la justice contre les personnes impliquées dans ces affaires. Plus de 3000 affaires de meurtre, dont environ 800 homicides à l’aide d‘armes à feu, plus de 1500 à l’aide d’armes blanches et plus de 1000 meurtres avec d’autres procédés ont été enregistrées sur le territoire national indiquent des statistiques du ministère de la justice. Le plus grand nombre d’affaires d’homicide volontaire est enregistré au niveau des grandes villes du pays, notamment Alger, Oran, Annaba et Constantine. Par ailleurs, le nombre de mineurs impliqués dans des affaires de meurtres est de 143. Interrogé par Echorouk sur l’augmentation très inquiétante du nombre d’homicides volontaires à l’aide des armes à feu, le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), maître Mustapha Bouchachi, a indiqué que cela est dû à l’anarchie qui a entouré la distribution des armes utilisées durant la décennie noir pour protéger les citoyens et leurs biens. « Ces armes sont utilisées actuellement pour des rendements de comptes et pour commettre des crimes », a déploré maître Bouchachi. Toutefois, il précisera que la prolifération anarchique des armes au sein de la population algérienne n’est pas la seule cause de l’augmentation des affaires de meurtres. A ce propos, il dira que des pays comme le Yémen compte 60 millions armes détenues par des civils, mais ce pays n’a pas enregistré un aussi grand nombre de meurtres que l’Algérie. Une récente étude réalisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a classé l’Algérie à la 48ème position des pays qui connaissent la plus basse moyenne de meurtres.