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Les banques ordonnent la saisie du matériel de 150 000 entreprises

الشروق أونلاين
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D.R

Près de 150 000 entreprises créées dans le cadre des dispositifs «Ansej», «Cnac» et «Angem» sont destinataires d’ordres de saisie de matériel pour non-remboursement des crédits.

Les porteurs de projets encourent également le risque de poursuites judiciaires.

Après les avoir saisis par des mises en demeure de payer leurs dettes obtenues dans le cadre des dispositifs d’insertion, les banques ont décidé de procéder à l’envoi d’ordres de saisie de leur matériel. Selon le secrétaire général de l’Association d’appui aux petites entreprises, Yacine Guellil, il s’agit de près de 150 000 petites entreprises, destinataires d’ordres de saisie, qui sont incapables à présent d’exploiter leurs matériels.

D’autre part, Yacine Guellil a révélé qu’une campagne est lancée pour la collecte de 5 000 signatures des jeunes promoteurs en vue de poursuivre en justice les banques pourvoyeuses de crédit pour la manière arbitraire avec laquelle elles traitent avec les promoteurs incapables de rembourser leurs dettes, ainsi que pour le non-respect des clauses de la convention d’octroi de crédit.  

Notre interlocuteur estime anormal que les pouvoirs publics n’interviennent pas pour sauver les milliers d’entreprises qui font l’objet de saisie de leurs matériels, dont les propriétaires seront eux-aussi traduits en justice.      

Guellil a ajouté qu’ils ne refusaient pas de rembourser leurs dettes, mais ils sont en difficulté d’où il fallait, selon lui, un rééchelonnement de ces dettes afin de sauver les projets.

Pour lui, ce dossier pourrait devenir une « bombe à retardement », ce qui impose une intervention du gouvernement afin d’éviter une éventuelle explosion.

Dans ce sillage, il a plaidé pour trouver des mécanismes de financement et revoir les procédures de création des petites entreprises, expliquant que leur création était plutôt à des fins sociales et non économiques. 

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