Les cadres libyens fugitifs réclament leur intégration dans la vie professionnelle en Algérie
Des dizaines de cadres libyens qui ont fui leur pays en raison de la répression meurtrière des forces du colonel Mouammar Kadhafi ont appelé les autorités algériennes de leur offrir des opportunités de travail en vue d’exploiter leurs expériences et leurs aptitudes scientifiques dans leurs domaines.
Parmi les Libyens qui ont fui leur pays pour l’Algérie, il y a des enseignants universitaires et des chirurgiens. Ceci se passe au moment où les familles algériennes établies en Libye et qui ont été rapatriées dans le pays se plaignent des walis qui ne se soucient guère des instructions qui leur ont été données par le ministère des Affaires étrangères pour la prise en charge de ces familles.
Force est de souligner que des centaines de familles algériennes rapatriées de la Libye suite aux événements meurtriers que connait ce pays depuis le 17 février attendent toujours une réaction des autorités pour leur venir en aide. C’est ce qui a été écrit dans le message adressé hier par le député du Front national algérien (FNA), Mohamed Daoui au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. La missive contient également les préoccupations de ces familles confrontées à de sérieux problèmes dont l’inscription de leurs enfants dans des établissements scolaires, sachant que les écoliers ont rejoint les bancs de l’école le 11 septembre dernier.
Le député du FNA a rappelé les conditions intenables de ces familles et ce depuis leur arrivée au sol algérien. Il convient de rappeler qu’elles étaient accueillies à leur arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediène à Alger par le ministre délégué chargé de la Communauté algérienne à l’étranger ainsi que des commissions qui ont demandé à des walis de prendre en charge les préoccupations de ces familles, notamment sur le plan social. Il s’agit des facilitations à accorder à ces Algériens rapatriés pour inscrire leurs enfants, chose qui n’a pas été tenue par les walis, selon le député du FNA.
Quant aux wilayas qui ont accueilli le plus grand nombre de rapatriés, ce sont celles du Sud algérien à savoir Ouargla, Illizi et Ghardaïa. Rappelons que tous les rapatriés sont rentrés au territoire de manière légale.
Mohamed Daoui a affirmé qu’il attend une réponse du ministère de l’Intérieur pour atténuer la souffrance de ces familles, notamment dans les wilayas de Ouargla, Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès et Illizi.