Les contestataires : « Le discours de Bouteflika est décevant »
La plupart des organisations autonomes qui était derrière la dynamique sociale qui secoue plusieurs secteurs et les organisations syndicales ont qualifié le discours prononcé par le chef de l’Etat à la nation de décevant.
Il convient de souligner que les coordinateurs de plusieurs mouvements de protestations à savoir, les syndicats autonomes de l’éducation nationale, l’Union nationale des écoles supérieures, la Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE), le Collectif autonome des médecins résidents, les syndicats de santé, les travailleurs communaux affiliés à Snapap, les représentants des radiés du corps de police, les représentants des patriotes (GLD), les représentants des diplômés au chômage, les coordinateurs des exclus du programme de logements « AADL » ont affirmé que le discours prononcé par Bouteflika ne répond pas à leurs aspirations et à leurs attentes. Notamment que ces derniers qui ont paralysé plusieurs institutions ont compté sur ce discours pour voir enfin leurs revendications satisfaites. Mais, en vain, ce discours les a même désespérés, selon eux.
Cependant, le discours de Bouteflika ne diffère nullement des allocutions de ses ministres, qui reviennent, à chaque fois, sur ce qui a été réalisé jusqu’ici tout en ignorant la dynamique sociale du quelle dépendent la santé des Algériens, l’avenir des étudiants des universités et ceux des écoles sous une menace d’une année blanche. S’ajoute à ces derniers les grèves illimitées, les sit-in et les plusieurs d’autres actions de protestations qui caractérisent le quotidien des algériens depuis plusieurs mois.
Il est à souligner également que l’Union nationale des écoles supérieures a mis la balle dans le camp des étudiants des écoles pour décider la future action qu’ils observeront à savoir de tenir aujourd’hui des sit-in à l’enceinte des écoles. Les étudiants des universités, de leur côté, ont entamé une mobilisation des étudiants à travers l’Internet et les espaces universitaires afin d’y prendre part à une marche prévue mardi prochain, dont ils prévoient de doubler le nombre de participants par rapport à celle du 12 avril dernier.
Les Syndicats autonomes de l’Education nationale maintiennent sa grève nationale qui paralysera, sans doute, les différents établissements scolaires à partir de la semaine prochaine. Les travailleurs communaux ont également décidé d’entrer en grève illimitée. Les patriotes, quant à eux, se déclarent déterminés d’aller jusqu’à l’arrache de leurs revendications. En outre, des lettres ouvertes seront remises au chef de l’Etat, qui n’a pas répondu favorablement aux aspirations des contestataires.