Les contractuels de l’Education réclament les arriérés de salaire
Le Conseil National des Enseignants Contractuels (CNEC) réclame la régularisation de la situation de quelque 40 mille enseignants contractuels qui ne perçoivent pas leur salaire depuis près d’une année. De plus, certaines directions de l’éducation menacent de ne plus faire appel à ces contractuels en tant que suppléants, bien qu’ils assurent des cours aux élèves depuis cinq ans pour la majorité.
- Les enseignants contractuels ont exprimé leur colère devant cette politique de marginalisation adoptée à leur encontre par le ministère de l’éducation. D’abord, ils n’ont pas été concernés par la réévaluation récente de la prime de rendement, et là, ils constatent carrément leur mise à l’écart. Ces enseignants demandent à la tutelle de les associer aux concours de recrutement de la prochaine rentrée scolaire, d’autant que le ministère s’apprête à employer, via concours, près de 11 mille nouveaux enseignants. Le CNEC appelle par ailleurs au paiement des arriérés de salaires au niveau de plusieurs directions d’éducation, notamment à Aïn-Defla où la direction a décidé de ne pas rappeler ces enseignants l’année prochaine, bien qu’ils aient assuré les cours durant cinq ans. De plus, les contractuels dans cette wilaya sont privés de leur salaire depuis une année.
- Ils sont quelque 40 mille contractuels à enseigner dans les cycles primaire, moyen et secondaire. Ils dénoncent leur marginalisation par le ministère de l’éducation qui ne les a même pas convoqués pour l’encadrement des différents examens de fin d’année, ce qu’ils considèrent comme un affront.
- La présidente du Conseil, Meriem Marouf, réclame justice pour ces enseignants y compris lors des concours de recrutement, à travers la prise en compte des années d’enseignement assurées par les contractuels. Pour elle, l’expérience de ces contractuels ne peut qu’être bénéfique au secteur qui de surcroît souffre d’un manque d’enseignants et a des postes à pourvoir.