Les corps des harraga entassés dans les morgues italiennes !
Plus de 25.000 Algériens vivent légalement en Italie, dont la forte majorité d’entre eux est installée en Lombardie et Alvenito, des régions connues par la croissance et le développement, chose qui a donné plus de chances aux ressortissants algériens établis dans la même région de décrocher un bon job.
On tient à signaler que le nombre réel est estimé à 40.000, selon des données non officielles, puisque les autorités consulaires impliquent seulement les personnes dont la situation est régularisée, tandis que les harraga ainsi ceux qui possèdent une carte de séjour temporaire ne sont pas inclus.
De là commence le dilemme, un drame national survient lorsque leur destin se termine tragiquement, lorsque leurs droits soient violés. Le pire survient lorsqu’ils rendent l’âme. Malheureusement chaque année, des dizaines de jeunes bravent la mort, le phénomène est un vrai casse-tête pour les responsables algériens et a l’Union européenne chargés de ce dossier. La dissuasion par la répression s’est avérée inefficace.
Le président de l’association du centre culturel islamique à Milan Aboubakeur Kadouda a dévoilé avec amertume le calvaire que subissent ses compatriotes algériens en Italie. Selon lui, le problème le plus difficile auquel sont confrontés les Algériens en particulier est d’allouer un budget spécial pour rapatrier les dépouilles mortelles des harraga pour les inhumer de manière décente et digne : « Les Algériens établis en Italie sont toujours contraints de collecter des dons pour pouvoir rapatrier les défunts, puisque la somme du rapatriement s’estime à 4500 euros ».
Des dizaines de corps d’Algériens se trouvant dans les morgues italiennes, certains depuis six mois, d’autres depuis un an, sont dans un état de décomposition avancée.