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Les dossiers chauds qui attendent la nouvelle équipe gouvernementale

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelmalek Sellal, premier ministre

La tâche de la nouvelle équipe gouvernementale, installée jeudi dernier, semble plutôt compliquée, non plus aisée au regard des dossiers chauds tant au plan économique que social.

Un nouveau staff qui semble d’ores et déjà confronté à une conjoncture des plus difficiles, accentuée par la dégringolade des cours des hydrocarbures et la baisse des réserves de change.

Visiblement, le pouvoir a dû mal à cacher ses vives craintes qui se traduisent notamment par le remerciement des deux ministres à la tête de deux départements stratégiques, l’Energie et les Finances, à savoir respectivement Youcef Yousfi et Mohamed Djellab.

Comme à chaque remaniement, le Premier ministre est appelé à élaborer un nouveau plan d’action de son gouvernement, mais cette fois-ci Sellal peut se contenter de l’ancien plan étant donné il s’agit d’un remaniement partiel, bien que neuf ministres ont été écartés et huit autres ont fait leur apparition.

A la lecture de changement, l’exécutif semble dans l’obligation d’apporter du sang neuf à son team appelée à jouer toutes ses cartes en vue de réduire le choc de la baisse des prix du pétrole.

Le gouvernement Sellal IV est appelé à trouver des solutions efficientes  pour faire face à la chute drastique des hydrocarbures et ses répercussions sur la rente pétrolière, qui a perdu 5 mds USD en 90 jours,  tout comme la balance commerciale qui elle-aussi a enregistré un déficit estimé à 73 milliard de dollars.

Tels semblent les motifs ayant conduit à écarter à la fois Youcef Yousfi (Energie) et Mohamed Djellab (Finances), dont le dernier sort au moment même où son département s’apprête à élaborer un projet de loi de Finances complémentaire (LFC 2015).

Autre dossier à gérer, celui de l’approche présentée depuis longtemps par le désormais ministre des Finances, Abderrahamane Benkhalfa, à savoir la baisse de la valeur du dinar par rapport au dollar américain.

Autre défi auquel il faut faire face, c’est celui de la chute des réserves de change qui ont baissé de 8 mds USD au cours des quatre derniers mois de l’année écoulée. Une baisse confirmée par la Banque centrale qui indique que ces réserves sont passées de 193 milliards de dollars à la fin du 1er semestre 2014 à 185 mds USD en septembre dernier.

Pour transcender une telle crise, qui s’annonce de plus en plus dure, il paraît qu’il est plus que temps de diversifier l’économie du pays, en insufflant une dynamique aux secteurs de l’industrie, l’agriculture et le tourisme afin de pallier à cette forte chute du pétrole.

La bataille du gouvernement ne se limite pas au plan économique, car le volet social exige le maintien de la gratuité d’accès à l’enseignement et aux soins, de la création d’emplois, de le logement, des moyens de transports, des infrastructures ainsi que des services de bonne qualité. 

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