Les enfants envoyés dans des barques vers l'Europe : leurs parents veulent obtenir des aides
Des enfants algériens sont envoyés en Europe, et notamment en Espagne, à bord d'embarcations de fortune afin de profiter des dispositions sociales favorables pour les enfants mineurs.
«Il y a beaucoup de parents, chez nous, qui ont tendance à “exporter” leurs enfants mineurs dans les embarcations de harraga (clandestins), c’est tout à fait déplorable », a regretté le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. « Ces parents tentent “d’exporter” leurs enfants imitant en cela des pratiques suivies par des pays voisins. Ils essaient ainsi de mettre à profit les bonnes dispositions juridiques relatives aux enfants mineurs dans les pays d’accueil en exposant leurs enfants au danger de mort », a expliqué Halim Benatallah. «C’est un véritable problème et la responsabilité des parents est assurément engagée », a-t-il insisté. Une fois arrivés sur les côtes européennes, ils sont alors pris en charge par des associations comprenant notamment des femmes algériennes. Benatallah a assuré que l’État a le « devoir » de protéger ses enfants, déplorant, par la même occasion, «l’irresponsabilité» de certains parents «qui refusent de collaborer avec les services consulaires» et «se retournent contre l’État » lorsque l’un de ces enfants candidats à l’immigration se trouve en difficulté. «Lorsque nos services consulaires prennent contact avec leurs parents, ces derniers refusent de les reprendre. A la limite, ils coupent la communication téléphonique», a déploré Benatallah. Tout en soulignant qu’il n’y avait pas de recensement précis sur l’existence de cas d’enfants mineurs harraga , a-t-il indiqué et que ce phénomène «commence à se multiplier et à interpeller notre communauté »..