Les Frères musulmans syriens affirment qu'ils ne visent pas l'hégémonie
Les dirigeants des Frères musulmans syriens ont affirmé dimanche qu’ils sont prêts à partager le pouvoir et à respecter le jeu démocratique, dans la perspective d’un renversement du régime de Bachar al-Assad.
“Le régime tente de montrer que les Frères musulmans essayent de contrôler seuls la Syrie”, a déclaré le numéro un du mouvement islamiste, Mohammad Riad Al Shakfa, lors d’une conférence de presse à Istanbul, dans des propos traduits en anglais. “Nous voulons une Syrie démocratique, et nous n’avons pas pour but d’exercer seuls le pouvoir”, a-t-il ajouté, à une semaine de la conférence internationale des “Amis de la Syrie”, prévue le 1er avril à Istanbul. Des réunions de l’opposition auront lieu cette semaine à Istanbul, et “90 pour cent des partis d’opposition seront réunis pour le 1er avril sous la tutelle du Conseil National Syrien (CNS)”, qui regroupe une majorité des partis d’opposition, a précisé le leader islamiste. Le numéro deux du mouvement, Farouk Monir Khalid, a pour sa part qualifié de “bonne nouvelle” le fait que les Etats-Unis souhaitent apporter une aide non-militaire aux rebelles syriens. “C’est une bonne nouvelle, une bonne mesure pour aider” les rebelles, a-t-il déclaré à l’AFP, alors que la contestation du régime, réprimée dans le sang, se poursuit depuis plus d’un an. Le président américain Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sont d’accord pour apporter une assistance “non-militaire” aux rebelles syriens, dont des équipements de communication et du matériel médical, a déclaré dimanche le conseiller adjoint à la sécurité nationale des Etats-Unis, Ben Rhodes.