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Les manifestants cernent les institutions officielles : les Égyptiens traquent les ministres de Moubarak dans les rues

الشروق أونلاين
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Les manifestants cernent les institutions officielles : les Égyptiens traquent les ministres de Moubarak dans les rues

Les manifestants qui campent depuis plusieurs jours sur la place Tahrir au Caire ont changé leur stratégie. Auparavant, ils se contentaient de se regrouper et de manifester au niveau de cette grande place en portant des banderoles et clamant des slogans hostiles au régime et au président Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Mais désormais, ils ont décidé de passer à l’ « offensive » en cernant les institutions officielles importantes. En effet, des dizaines de milliers de manifestants ont cerné le siège du Conseil du peuple et celui du Conseil de consultations. D’autres, par ailleurs, ont dressé un mur « humain » autour du siège du gouvernement et du siège du ministère de l’Intérieur. Pis encore, les manifestants ont empêché le chef du gouvernement, Ahmed Chafik, d’accéder à son bureau.

 

Plusieurs dizaines de personnes ont bloqué, quant à eux, l’accès à un important édifice gouvernemental donnant sur la place Tahrir. Ils ont empêché des fonctionnaires d’accéder à la « Mugama », un imposant édifice gouvernemental à l’architecture d’inspiration soviétique, symbole de l’Etat et de sa lourdeur bureaucratique. Lors de ces actions, les manifestants n’ont pas cessé de répéter leurs revendications à savoir: le départ de Hosni Moubark et la démission du gouvernement. Les manifestations de mardi  sont les plus importantes depuis le début du mouvement de contestation contre le président Hosni Moubarak, le 25 janvier. Au Caire place Tahrir, épicentre du mouvement au Caire, le nombre de manifestants a dépassé celui des rassemblements précédents, au moment où le mouvement entre dans sa troisième semaine. D’après des témoins à Alexandrie, il en était de même dans la grande ville du nord de l’Egypte.

Les enseignants universitaires rejoignent la place Tahrir

Après les magistrats, les avocats, les cheikhs et étudiants d’ El Azhar et les prêtres coptes, c’est au tour des enseignants universitaires de faire leur entrée à la place Tahrir, devenue au fil des jours symbole de la révolution égyptienne. Ces enseignements ont organisé une marche contre le régime égyptien en place et ont réclamé le départ de Hosni Moubarak. Cette marche avait comme point de départ le club du corps enseignant de l’Université du Caire et comme point d’arrivée la place Tahrir en passant par plusieurs quartiers. Des dizaines de citoyens, toutes couches sociales confondues, se sont joints à cette marche.

Nous resterons ici jusqu’au départ de Moubarak

L’opposition égyptienne a démontré une nouvelle fois, mardi, sa capacité à mobiliser les foules alors que le mouvement pour exiger le départ du président Hosni Moubarak entrait dans sa troisième semaine. Des dizaines de milliers de manifestants continuaient en fin d’après-midi à affluer vers la place Tahrir du Caire, où campent depuis 15 jours un noyau d’irréductibles exigeant que le chef de l’État égyptien quitte le pouvoir sur-le-champ. Parmi ce flot de protestataires ralliant la grande place du centre de la Capitale, cœur d’une révolte populaire entamée le 25 janvier, figurent de nouveaux venus, comme l’ex-ministre du Transport, Essam Charaf ou Afaf Naged, une administratrice à la retraite de la Banque nationale d’Égypte. « Moubarak rencontre toujours les mêmes visages répugnants. Il n’arrive pas à croire que c’est terminé. C’est un homme très borné », confie cette septuagénaire. Amr Fatouh, un jeune chirurgien, lui aussi nouveau venu, assure: « Les gens ne croyaient pas à la chute du régime, mais c’est en train de changer ».

WikiLeaks : Israël et les USA préfèrent Omar Souleïmane

 Omar Souleïmane, le vice-président égyptien récemment nommé, est depuis longtemps considéré par Israël comme le successeur favori d’Hosni Moubarak, le président actuel, selon une dépêche diplomatique obtenue par WikiLeaks, le site Web dénonciateur, et publiée par le quotidien britannique, The Telegraph. Selon un mémo daté d’août 2008, David Hacham, un haut conseiller au ministère israélien de la Défense (MoD), a déclaré à des responsables américains que les Israéliens espéraient que Souleïmane, nommé Soliman dans certains mémos, deviendrait président en Égypte. « Hacham a noté que les Israéliens croient que Soliman est susceptible de servir au moins une présidence intérimaire si Moubarak décède ou est frappé d’incapacité », dit le câble envoyé depuis l’ambassade américaine à Tel-Aviv. « Nous nous en remettons à l’ambassade du Caire pour l’analyse des scénarios d’une succession égyptienne, mais il ne fait aucun doute qu’Israël est le plus à l’aise avec la perspective d’Omar Soliman, » dit la note, citant des diplomates américains. Le mémo disait Hacham plein d’éloges pour Souleïmane, allant jusqu’à dire qu’une « hotline avait été mise en place entre le ministère de la Défense et le général égyptien, et était devenue d’usage quotidien ». Souleïmane a été le chef des services secrets égyptiens depuis 1993 et il fait de fréquentes visites en Israël et a joué le rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestiniens..

 

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