Les Palestiniens exigent à nouveau un gel des colonies avant de négocier
Les Palestiniens ont réclamé à nouveau dimanche un gel de la colonisation israélienne en réponse à la réaction favorable d'Israël à la proposition du Quartette pour le Proche-Orient de reprendre les pourparlers de paix.
S’il (le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu) accepte le communiqué du Quartette alors il doit annoncer un arrêt de la colonisation, y compris de sa croissance naturelle, et accepter le principe des frontières de 1967 parce que c’est clairement ce que demande le Quartette, a déclaré à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat. Dans un bref communiqué de son bureau, M. Netanyahu a accueilli favorablement dimanche la déclaration du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU et Russie) pour relancer les négociations de paix et a appelé les Palestiniens à reprendre les discussions directes sans tarder. Le communiqué israélien est une manoeuvre visant à tromper la communauté internationale, a répondu M. Erakat, interrogé par téléphone du Caire, où il rencontre le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi. Palestiniens et Israéliens divergent profondément sur l’interprétation à donner à ce communiqué du Quartette qui a proposé le 23 septembre la reprise des négociations de paix avec l’objectif d’aboutir à un accord final fin 2012. Les Palestiniens considèrent qu’il contient un appel à un gel de la colonisation et fait référence aux lignes de juin 1967, tandis que les Israéliens estiment qu’il ne comporte aucune condition préalable à la reprise des discussions. Laissant planer des ambiguïtés, la déclaration du Quartette appelle en effet les deux parties à se garder d’actes provocateurs et réitère (leurs) obligations découlant de la Feuille de route de 2003. Cette Feuille de route exigeait à la fois la cessation de la violence et du terrorisme et un gel de la colonisation israélienne. Pour reprendre les discussions, les Palestiniens réclament un gel des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est annexée et demandent que toute reprise du dialogue soit basée sur les lignes du 4 juin 1967, c’est-à-dire comprenant la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est dont ils veulent faire leur capitale.