Les partis islamiques et l’association des ulémas se mobilisent contre les conditions d’établissement des documents biométriques
Les partis islamistes et l’association des Ulémas algériens se sont réunis pour se concerter et prendre une position commune relative à l’enlèvement du voile et la taille de la barbe aux fins des photos biométriques aux normes internationales. Les partis ont assuré qu’ils appelleront à tous les exégètes, imams et mobiliseront la population si l’administration agresse les constantes de la nation.
- Les mouvements Ennahdha, Hamas, El-Islah se sont réunis avec l’association des ulémas, hier à Alger pour se concerter afin de s’accorder sur une position unifiée au sujet des photos biométriques que le gouvernement exige sans khimar pour les femmes voilées et avec une barbe taillée (collier) pour les hommes barbus, contrairement aux instructions de l’organisation internationale de l’aviation civile et tous les textes de loi des états occidentaux. Selon le secrétaire général du Mouvement El-Islah, Djamel Ben Abdesslam, il est impossible de passer cette affaire sous silence.
- Contacté par Echorouk Ben Abdesslam a ajouté que les partis islamistes et l’association des ulémas et le haut conseil islamique, après des avis indépendants et les protestations des citoyens, sont contraints de se concerter pour contrer l’outrage aux constantes de la nation. « Le gouvernement et tous ses ministères doivent cesser de choquer le peuple dans ses fondements et ses constantes », a-t-il déclaré avant d’énumérer des décisions controversées telles la suppression de l’arabisation, le code de la famille, éducatif…..et autres.
- Dans le même contexte, Fateh Rabii, le secrétaire général d’Ennahdha, considère cette mesure de « bureaucratie complexe, loin de ce qu’admettent les états développés dans le système biométrique ». Il a ajouté que preuves et documents à l’appui, il n’est exigé que de s’assurer de l’identité de l’individu, sans plus. Le secrétaire général d’Ennahdha va plus loin en rejetant l’enquête sur le citoyen, tenu de remplir une fiche de renseignements pour le passeport, estimant que c’est une atteinte à la liberté individuelle, à fortiori qu’il n’existe aucune loi qui protège le citoyen des abus dans l’utilisation de la base de données dans le cadre des échanges d’informations entre différents organismes de sécurité pour la lutte contre le terrorisme.
- Sur la concertation qui a débuté, hier, entre les partis et l’association des ulémas, le secrétaire général d’Ennahdha a affirmé que « le débat est ouvert avec tous ceux qui partagent leur avis afin d’agir en toute légalité pour rétablir la situation, car », a-t-il ajouté, « en ce qui concerne les documents biométriques, l’Algérie va au-delà de ce qui se fait dans les pays occidentaux, et va à l’encontre de la loi, la constitution et les libertés garanties par la constitution et les lois internationales et notre pays a besoin de stabilité et non de soulèvement ».