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Les partis préfèrent le «système parlementaire»

الشروق أونلاين
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Il est à souligner que le Front national algérien , le Mouvement El-Islah (Réforme) et le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) ont convenu à l’unanimité de l’importance d’un régime parlementaire qui sera plus adéquat que celui appliqué actuellement. Ce dernier qui se focalise sur une seule personne conduit fréquemment au despotisme et à l'autoritarisme comme ce fut le cas en Tunisie et en Égypte…

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati estime que « le meilleur système politique à adopter en Algérie, c’est bien le système parlementaire. Celui-ci fonctionne sur la base d’un groupe et non sur une seule personne. Ceci permettra au peuple de se gouverner lui-même ». Moussa Touati trouve que ce système est le plus adéquat pour les peuple des pays du Tiers-monde qui souffrent de l’autocratie et du despotisme. Pour le secrétaire général du Mouvement An-Nahdha, Fatah Rabiaâ : « L’adoption d’un système parlementaire en Algérie permettra de réduire la possibilité de recourir à la tyrannie et à l’oppression ». Il a fait allusion aux scandales des régimes tunisien, libyen et égyptien qui ont subi une violente pression par leurs propres peuples. L’avantage du système parlementaire ne réside pas seulement dans la prise des décisions, donner des instructions aux pouvoirs et que les prérogatives d’un président ou d’un roi ne se limitent pas dans la désignation d’un Premier ministre. Ce dernier sera désigné parmi le groupe parlementaire qui remporte les élections, selon, Fatah Rabiaâ. Djamel Ben Abdessalam, secrétaire général du Mouvement El-Islah a partagé le même avis que les personnes sus-citées tout en  mettant encore l’accent sur la nécessité de limiter les mandats présidentiels à deux. Les lacunes du système actuel, résident dans l’interférence de prérogatives et la suprématie du pouvoir exécutif sur le législatif. Quant à Mohamed Saïd, président du PLJ, le système parlementaire  pourra éviter au pays de plonger dans le chaos comme ce fut le cas dans de nombreux pays arabes. « J’avais déjà appelé, lors de la campagne électorale de 2009, à mettre en œuvre le système parlementaire, dont j’avais évoqué les avantages. J’avais encore mis en garde sur un système se focalisant sur une seule personne, car une fois que ce leader chute ce sera tout le régime qui s’effondra avec », a-t-il expliqué…  

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