Les prisonniers politiques prochainement libérés
L’ex-émir, chef de zone ouest de l’ex-Armée islamique du salut (AIS) branche armée du Front islamique du salut (FIS), Ahmed Benaïcha, a affirmé avoir reçu des promesses faites par les hautes autorités de régler la situation des prisonniers politiques détenus dans les prisons algériennes dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dont l’annonce des procédures complémentaires est prévue prochainement.
En effet, ces procédures incluent également la libération des prisonniers politiques, régler le statut des victimes de la décennie noire qui ont été licenciées de leurs postes de travail, ainsi les personnes ayant été bénéficié de la grâce.
Joint par téléphone hier, l’ex-chef de l’AIS a dévoilé qu’il a été contacté par les parties qui ont supervisé la campagne électorale du président réélu Abdelaziz Bouteflika, quelques jours avant son début. Ces dernières – selon la même source-ont promis aux représentants des détenus politiques de résoudre les problèmes en suspens des victimes de la décennie noire : « Ces procédures sont encore en vigueur, ces parties nous ont affirmé qu’un calendrier sera mis en œuvre rien que pour résoudre nos problèmes immédiatement après les élections », a-t-il avancé.
Par ailleurs, le coordinateur des familles de prisonniers politiques détenus dans des prisons civiles et militaires depuis 1992, Mustapha Ghazal, a déploré l’indifférence des autorités face à leurs multiples appels pour leur libération : « Les prisonniers ont été incarcérés après des jugements politiques fermés et injustes, leurs peines ont été fondées sur des données sans preuves, leurs emprisonnement jusqu’à maintenant et une violation réelle des droits de l’Homme » ,a-t-il dévoilé.
En effet, la coordination a également dénombré 140 prisonniers disséminés à travers les prisons de Béchar, Oran, Berrouaghia, Blida, El Harrach, Batna, Annaba et Ouargla, dont leurs peines varient entre perpétuité et peine de mort.
Il est à noter que la Réconciliation nationale, initiée par le président de la République est un choix majeur autour duquel tous les points de vue, des Algériens en général et des politiques en particulier, convergent également aujourd’hui sur la nécessité de l’approfondir davantage. Ce programme accorde toute la priorité à l’approfondissement de la Réconciliation nationale, pour mettre un terme à la spirale de la violence.