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Les réfugiés africains… une bombe à retardement

الشروق أونلاين
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Younès Oubaiche

Les tentes des réfugiés africains dressées de manière anarchique sur les quartiers, au milieu des habitations à Alger sont considérées comme une bombe à retardement menaçant la sécurité des citoyens et leur santé.

Lors d’une visite à Dar El Beïda à l’Est d’Alger, Echorouk a constaté de visu les conditions lamentables voire inhumaines dans lesquelles vivent des centaines de réfugiés africains sous des tentes.

En empruntant l’autoroute traversant la commune de Dar El Beïda, on aperçoit des tentes dressées anarchiquement par des réfugiés ayant fui leurs pays en proie à des conflits, la famine et autres fléaux.   

Arrivé à Dar El Beïda à 13 heures, on a vu une dizaine de réfugiés s’apprêtant à prendre leur repas préparé à base de « bouzellouf » et de la viande que leur ont offerts des Algériens à l’occasion de la fête de l’Aïd El Adha.  

Les femmes, quant à elles, se rassemblent par dizaines dans un endroit insalubre, autour desquelles errent des enfants demandant l’aumône aux passants, tandis que les hommes se mettent à laver leur linge, leurs vêtements…La tente abrite pas moins de 100 personnes entre hommes, femmes et enfants.  

Etant sous la tente, on a éprouvé beaucoup de peine pour interroger un réfugié parlant l’arabe ou le français. Un réfugié nigérian, « Ismail Mohamed », venu de Tamanrasset pour Alger nous a en fin de compte parlé de leur quotidien sous la tente qui les abrite. Vivotant de l’aumône, le réfugié nigérian s’est excusé auprès de nous peu de temps après pour aller préparer le déjeuner.

« Ibrahim Ali », 25 ans, est le plus ancien réfugié dans la tente. Il vit de la soudure. Installé  en Algérie depuis 15 ans, le réfugié aurait exercé ce métier dans d’autres villes algériennes, In Salah et Annaba. Ibrahim nous a confié qu’il aimait l’Algérie.  

« Salah Haroun », un réfugié nigérien a lui aussi fui la sécheresse et la famine depuis huit mois pour s’installer en Algérie. Il a dit regretter les propos discriminatoires que lui adressent certains jeunes algériens, ajoutant que lui et ses compatriotes aient envie d’être logés  dans des centres d’hébergement.  

« Abdelhamid Omar », 30 ans, originaire du Niger a affirmé lui, ses deux femmes et ses cinq enfants ont émis le souhait de revenir dans leur pays. Ils ont témoigné avoir beaucoup des longs trajets qu’ils effecuent de Tamanrasset, Ouargla, In Salah et puis Alger.

La présence des réfugiés africains à proximité des habitations suscitent la crainte des citoyens ayant exprimé leur peur de voir ces derniers recourir à la violence, à l’agression sur leurs enfants, leurs femmes,etc. C’est pourquoi d’ailleurs, la plupart d’entre eux ne quittent que rarement leurs domiciles et préfèrent ainsi rester aux côtés de leurs enfants et empêchant ces derniers de sortir dehors seuls. D’ailleurs, des disputes éclatent quotidiennement entre eux et les réfugiés africains.

En plus, ils sentent leur estomac se contracter quant à l’éventuelle propagation des maladies, comme le choléra, Ebola…

Khiati: les tentes des Africains représentent un risque sur la santé publique

Le Professeur Mustapha Khiati a mis en garde contre l’installation sauvage de tentes des réfugiés africains dans les différentes régions du pays, représentant selon lui un grand risque sur la santé publique, notamment pour les enfants et les personnes âgées.

Selon lui, les dizaines de milliers de réfugiés africains sont originaires de pays pauvres, où il y a un manque flagrant en termes de vaccins.   

 Pr Khiati ajoute que les tentes où s’entassent des milliers d’Africains sont dépourvues des moindres conditions d’hygiène, et manquent d’eau et d’électricité et d’assainissement, ce qui soutient l’apparition de différents types de maladies, à l’instar du paludisme.

Pour lui, le contact direct et quotidien entre les réfugiés africains et la population locale pourrait faciliter la propagation des maladies.   

Par ailleurs, il a appelé à enlever les tentes et placer les réfugiés dans des centres équipés  dotés de moyens de contrôle pour leur assurer une vie décente.

L’Association Alger la Blanche appelle à l’expulsion des Africains de la Capitale

Dans une déclaration à Echorouk, Sellami Abdelhafid de l’Association Alger la Blanche a affirmé le danger que représentent les réfugiés africains originaires du Mali, Niger et Nigéria sur la santé des citoyens, eux qui pourraient être, selon lui, porteurs de maladies infectieuses sachant qu’ils vivent à ciel ouvert.

Selon lui, certaines wilayas du pays ont refoulé les réfugiés africains de crainte que les enfants et les personnes âgées ne soient contaminés, en appelant lui aussi les autorités locales à les transférer à des centres leur offrant l’accès aux toilettes et aux salles de bain. 

 

 

 

 

 

 

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