Les travailleurs du tramway d'Oran: «La France dégage»
Les travailleurs du tramway d’Oran ont défilé, samedi matin, dans les rues de la ville en guise de contestation contre l’administration.
Un mouvement qui se poursuit pour la deuxième fois mais sans résultat aucun.
Quelque 650 employés entre gardiens de la gare, chauffeurs et guichetiers ont organisé une marche en arborant des slogans hostiles à l’administration française -qui gère le tramway- qu’ils accusent d’être à l’origine de tous les problèmes auxquels ils sont confrontés. Les contestataires ont également scandé des chants patriotiques.
Le fait marquant dans ce mouvement c’est qu’il coïncide avec une fête symbolique, à savoir la Fête internationale du travail célébrée chaque 1er mai, où le trafic du tram a été complètement paralysé.
Un syndicaliste a déclaré, à Echorouk, que cette action fait suite à celle avortée la semaine dernière à Alger par les forces antiémeutes. Ne lâchant pas de leste, ce syndicaliste nous a confié qu’une grève de la faim sera observée prochainement par l’ensemble des travailleurs du tramway et qu’une tente sera dressée devant l’administration centrale sise au quartier «El-Sabah» à Oran.
Notre interlocuteur ajoute que le personnel du tramway d’Oran est déterminé d’aller jusqu’au bout, et ce jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications, à savoir le départ du responsable français à qui il fait endosser l’entière responsabilité de prise de décisions arbitraires, dont la baisse des salaires des gardiens de la gare de 50%, l’augmentation du volume horaire de travail des chauffeurs qui a entraîné plusieurs accidents dus à la fatigue.
Désespéré, un des agents aurait même tenté de s’immoler par le feu, n’était l’intervention de ses collègues au bon moment.