Les USA et l’Allemagne appellent le gouvernement algérien à ne pas recourir à la violence contre les manifestants et de respecter le droit de manifester pacifiquement
Au lendemain de la marche, à laquelle avait appelée, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, et qui a été empêchée à Alger, plusieurs pays, dont les USA et l’Allemagne pour ne citer que ceux-là, ont appelé les autorités algériennes à respecter le droit au peuple de manifester pacifiquement, l’utilisation libre des moyens de communications et d’éviter de recourir à la violence contre les manifestants.
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Ainsi, ces déclarations sont perçues comme étant une ingérence dans les affaires internes du pays.
Les USA, premier pays à avoir immiscé son département d’Etat dans les affaires internes de l’Algérie, en rendant public un communiqué dans lequel il a appelé les autorités algériennes à « se contrôler » quant au traitement du droit du peuple algérien dans les rassemblements et les manifestations pacifiques.
Les affaires étrangères américaines, et dans son communiqué signé au nom de Philipe Croaly, a déclaré : « Nous avons eu connaissance des manifestations en Algérie, nous appelons les forces de sécurité à se contrôler » Cette position a été affichée par Washington juste après que la Coordination pour le changement eut annoncé l’organisation d’une marche tous les samedis et ce, malgré le refus des autorités algériennes à autoriser la marche du 12 février et l’ interdiction d’organiser la marche dans la Capitale.
Le responsable américain a insisté sur le droit du peuple algérien à manifester pacifiquement, et déclare : « Nous réitérons notre soutien au droit du peuple algérien, y compris le droit de rassemblement et d’expression. Ces droits s’appliquent même sur Internet et ils doivent être respectés. » Cette position a étonné plus d’un en Algérie, surtout qu’ils n’ont trouvé aucune difficulté à utiliser l’Internet et de communiquer via des réseaux sociaux.
Affichant une position soutenant la démarche de la Coordination, quant à l’ organisation des marches à partir de la semaine prochaine, les affaires étrangères américaines ont affirmé : « Nous suivrons les événements de près durant les jours à venir », des déclarations que le ministère algérien des Affaires étrangères n’a pas commentées, jusqu’à aujourd’hui lundi.
Quelques heures après que le ministère américain des Affaires étrangères ait rendu public son communiqué, le gouvernement allemand s’est empressé d’apporter son soutien à la position américaine, et ce à travers son porte-parole des affaires étrangères. Ainsi, ce dernier a appelé le gouvernement algérien à ne pas user de violence contre les manifestants, indiquant que ces derniers exercent « leur droit humain », faisant allusion à la marche du 12 février dernier, et qui a été empêchée par le ministère de l’Intérieur, et à laquelle 30 000 policiers avaient été mobilisés.
Le responsable allemand a déclaré sur le plateau de la chaîne de télé publique allemande «ARD» que : «le gouvernement allemand appelle son homologue algérien à ne pas faire usage de violence», ajoutant que «ce sont des manifestants qui aspirent à la liberté, et tout ce qu’ils font c’est qu’ils exercent un droit humain, à savoir le droit de défendre en toute dignité leurs opinions.» Le même responsable allemand a ajouté : « C’est pour cela que le gouvernement allemand condamne toute forme de violence.».