L’Etat abandonne les allocations familiales
La question du paiement de l’allocation familiale par les entreprises au lieu de l’Etat sera posée lors de la prochaine tripartite, attendue après l’Aïd El Adha. Le gouvernement est prêt à mettre le holà aux dizaines de milliards de dinars qui sortent du trésor public pour couvrir les allocations familiales tandis qu’en parallèle, les sociétés étrangères récoltent des marges bénéficiaires faramineuses sans pour autant endosser leurs responsabilités.
- Des sources gouvernementales ont indiqué à Echorouk que l’instance exécutive a abordé le dossier des allocations familiales lors des conseils des ministres conjoints consacrés à étudier le projet préliminaire de la loi de finances pour l’an prochain. Les débats ont conclu à la nécessité de transférer le dossier à la prochaine tripartite et ne pas trancher la question de façon unilatérale en l’incluant dans le texte en discussion. Le partenaire économique et le patronat seront ainsi associés à la prise de décision.
- D’après nos sources, le gouvernement voudrait semble-t-il avoir des garanties pour que le patronat ne se mette pas à recruter des célibataires aux détriments des pères de familles. Il pourrait négocier ce dossier en accordant des privilèges aux entreprises qui contribuent à l’application de la stratégie de l’emploi.
- L’on considère toutefois que le dossier des allocations est tranché puisque le gouvernement le classe comme impératif, au regard de l’argent dépensé dans ce cadre sur le compte du trésor.
- De plus, le gouvernement paie non seulement pour des entreprises algériennes mais également des entreprises étrangères, ce qui est inacceptable.
- A noter que l’allocation familiale, qui devrait être de la responsabilité des entreprises, se monte à 600 dinars par enfant si l’assuré perçoit un salaire inférieur à 15 mille dinars par mois, et 300 dinars si le salaire de l’assuré dépasse 15 mille dinars, sans oublier l’allocation scolaire qui est de l’ordre de 800 dinars.