L’évasion fiscale frappe le Parlement en pleine austérité
Le président du groupe parlementaire du Front pour la justice et le développement, Lakhdar Benkhellaf, a dénoncé une évasion fiscale des députés atteignant les 6000 milliards de centimes, et ce au cours de quatre mandats.
Il estime que les augmentations et autres indémnités dont ont bénéficié les parlementaires depuis 1997, date de la première législature, n’ont pas fait l’objet de prélèvements d’impôts consacrés par la loi.
Connu pour ses lettres de dénonciations, M.Benkhellaf affirme que les primes et les indemnités perçues par les 606 parlementaires ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu global (IRG).
Depuis 1997 les diverses primes et indemnités perçues par les députés et les membres du Conseil de la Nation ne sont pas soumises aux prélèvements fiscaux et parafiscaux.
Lors d’une lettre envoyée au président de l’APN, le député a expliqué que les primes et les indemnités dont bénéficient les députés et les sénateurs ne sont pas soumises à l’IRG (impôt sur le revenu global).
Il s’agit de la prime des frais divers (45 000 da), la prime de l’hébergement (750 000 da), la prime du véhicule (8000 da) et la prime de téléphone ( 5000 da pour les députés et 10 000 da pour les vices- présidents ).
En Algérie on applique le principe de la retenue à la source. Cela est valable pour les fonctionnaires et les salariés, tandis que les députés, qui votaient les lois, ne payaient pas l’impôt.