Levée du contrôle de judiciaire de Guemazi, Boukhemkhem et Ben Mohamed
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a décidé la levée du contrôle judiciaire de trois leaders de la mouvance islamique.
Il s’agit de deux chefs du Front islamique de salut (FIS-dissous), Abdelkader Boukhemkhem, Kamel Guemazi et le fondateur du parti « Algérie musulmane contemporaine », Ahmed Ben Mohamed.
« Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a décidé mercredi 9 novembre 2016 la levée du contrôle judiciaire de tous les cheikhs respectueux, en l’occurrence Cheikh Abdelkader Boukhemkhem, Cheikh Kamel Guemazi et Dr. Ahmed Ben Mohamed», a écrit Hassan Aribi du Front de la justice et du développement (FJD) sur sa page facebook.
Les trois personnalités islamistes ont été placées, il y a huit ans, sous contrôle judiciaire suite à leur « participation à une marche pacifique non-autorisée à Alger contre l’offensive israélienne contre Gaza en décembre 2009 ».
Pour rappel, le député du FJD a demandé au ministre de la Justice de présenter des excuses officielles aux personnes concernées.
Le 3 novembre dernier, Aribi avait posé une question orale à Tayeb Louh concernant la mise sous contrôle judiciaire des trois leaders d’obédience islamique.
« Je veux attirer votre attention et m’adresser à vous en tant que le juge intègre dont nul ne sera lésé que lors d’une marche pacifique à Bab El Oued en 2009 contre l’offensive israélienne contre Gaza, trois personnalités nationales (ont été mises sous contrôle judiciaire), à savoir le moudjahid, Abdelkader Boukhemkhem, 80 ans, le Docteur et diplômé de la Sorbonne, Dr. Ahmed Ben Mohamed et l’imam-prédicateur et maire d’Alger-centre, Kamel Guemazi », a écrit Aribi dans sa question orale adressée au garde des Sceaux.