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Libye : des femmes violées, 3000 charrettes envahissent les rues et ruelles de Tripoli, le château de Kadhafi incendié par les manifestants

الشروق أونلاين
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Le vent de la révolte en Libye, a atteint dimanche, plusieurs villes du pays à l’instar de Zaouïa, à proximité de la Capitale, où 50 000 manifestants se sont rassemblés et ont incendié le château de Mouammar Kadhafi.

En revanche, les forces de l’armée libyenne ont violemment riposté contre ces protestataires  en ouvrant sur eux le feu et en leur lançant des missiles depuis les hélicoptères,  en vue de disperser la foule et réprimer les manifestations qui se sont étendues vers Benghazi, Derna ainsi qu’ El-Beïda. Ces dernières n’ont pas connu de répression mise à part les tirs de lacrymogènes contre les manifestants. Selon, des témoins oculaires, quelque 3000 charrettes hippomobiles  sont apparues dans la capitale, Tripoli. Cela a poussé ces témoins à s’interroger si le scénario d’Égypte, où des «baltaguiya» ont envahis la place Tahrir avec des chameaux, allait se répéter en Libye. Pis encore, les mercenaires sur lesquels a compté Kadhafi, pour empêcher les manifestants de réclamer leur droit au changement ont violé des femmes à Tripoli et Benghazi.  Le bilan des personnes qui sont tombées lors de ces manifestations n’est pas définitif. Mais une chose est sûre, c’est que le carnage perpétré,samedi,à Benghazi a atteint le nombre de 200 tués et près de 200 blessés,selon des témoins oculaires. Ce chiffre a été également confirmé par des sources médicales de l’hôpital Al Jalaâ, contacté  par la chaîne qatarie Al Jazeera. Le chiffre des décès s’alourdit à Benghazi, où 290 personnes ont trouvé la mort, selon des organisations humanitaires libyennes. La chaîne CNN, de son côté, a lancé un chiffre de 184 morts à Benghazi. Pour la chaîne Al Arabia, 200 morts et près de 1000 blessés. Force est de souligner que ce nombre n’a pas été enregistré ni en Tunisie, ni en Égypte. Il convient de souligner,que selon des témoins oculaires, des véhicules civils  sortant de la brigade Al Fadil ( résidence du dirigeant  libyen à Benghazi) ont tiré des vraies balles les piétons empruntant les rues principales de ladite ville. Des officiers de l’armée libyenne ont rejoint leurs frères d’armes à prendre part  aux manifestations en refusant d’ouvrir le feu sur les contestataires. Des dizaines de  mercenaires, de Tunisie, Nigeria et Tchad mobilisés par le gouvernement de Kadhafi,ont été arrêtés et accusés d’avoir commis des crimes contre les protestataires en tirant de balles réelles contre eux. A la suite de ce carnage perpétré en Libye, 50 érudits et sages libyens ont demandé aux forces de sécurité de ne plus perpétrer de crimes contre les manifestants. Ces derniers ont fait référence aux versets du Coran interdisant de tuer des innocents. Face à l’absence de la couverture médiatique de ces événements en Libye, le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré : « Nous voulons bien montrer au gouvernement libyen, qu’en dépit de l’absence de caméras de télévision dans ce pays, nous n’ignorons pas la manière avec laquelle sont traités les manifestants »…    

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