Libye: la CPI n'a « jamais » eu confirmation de l'arrestation de Seïf al-Islam
La Cour pénale internationale (CPI) n'a « jamais » eu la confirmation de l'arrestation, annoncée dans la nuit de dimanche à lundi, de Seïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi recherché pour crimes contre l'humanité en Libye, a affirmé mardi le porte-parole de la CPI.
« Après l’annonce d’hier (lundi), nous avons été en contact avec le Conseil national de transition pour avoir la confirmation de l’arrestation, mais nous n’avons jamais eu de confirmation de la part du CNT », a déclaré Fadi el-Abdallah, le porte-parole de la CPI. Le président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, avait affirmé dans la nuit de dimanche à lundi disposer « d’informations sûres que Seïf al-Islam a été arrêté ». « Il est dans un lieu sûr sous garde renforcée en attendant qu’il soit déféré à la justice », avait-t-il indiqué. Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait plus tard dans la nuit assuré avoir reçu « des informations confidentielles selon lesquelles » Seïf al-Islam avait été arrêté par les rebelles. Mais il a démenti en personne son arrestation en se présentant dans la nuit de lundi à mardi devant des journalistes à Tripoli. Aucun porte-parole du bureau du procureur n’était joignable mardi pour commenter l’affaire, un simple communiqué évitant la question ayant été publié dans l’après-midi. « Le procureur a confirmé son engagement à travailler avec le CNT pour arrêter les crimes en Libye et rendre justice », a indiqué le bureau du procureur dans ce communiqué. La CPI avait émis le 27 juin des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seïf Al-Islam et le chef des services du renseignement libyens, Abdallah Al-Senoussi. « Si Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam Kadhafi et Abdallah Al-Senoussi sont arrêtés, ils doivent faire face à la justice », a ajouté le bureau du procureur. Les trois hommes sont soupçonnés de crimes contre l’humanité commis en Libye depuis le 15 février quand avait éclaté une rébellion réprimée dans le sang qui s’est ensuite transformée en conflit armé.