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Libye : les Senoussi visent à récupérer leur héritage historique et religieux en Libye où Kadhafi a détruit 330 zaouïas et exterminé les sympathisants de la Tarika senoussia

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Si Kadhafi refuse aujourd’hui d’abdiquer de son poste, occupé depuis le 1er septembre 1969,à la suite d'un coup d'État, en dépit des centaines de personnes tuées et des milliers de blessées.Idriss Al-Senoussi, par contre, l’a précédé en déclarant sa démission à deux (2) reprises en 1967 et 1969.

Ces jours-ci, bon nombre de cheikhs et sympathisants de la Tarika senoussia de Mostaganem (berceau de cette Tarika qui existe depuis 120 ans, en gérant les affaires religieuses et politiques de la Libye, dont ils avaient élu  plusieurs personnalités religieuses au pouvoir  par la volonté des Chourafa «Hommes d’honneur» et des hommes libres des tribus libyennes) suivent les événements sanglants que connaît la Libye avec ,bien entendu,l’insistance de Mouammar Kadhafi et de son régime dictatorial d’exercer toute forme d’oppression et de tuerie contre les manifestants. Ces derniers, rappelons-le, revendiquent le changement du régime et le départ du leader libyen.    Si Kadhafi refuse aujourd’hui d’abdiquer de son poste, occupé depuis le 1er septembre 1969, à la suite d’un coup  d’État,  en dépit des centaines de personnes tuées et des milliers de blessées,par contre,  Idriss Al-Senoussi l’a précédé en déclarant sa démission à deux (2) reprises en 1967 et 1969. Il convient de souligner que les sympathisants de la Tarika senoussia ont reconnu, à la suite de l’extermination collective exercée par les forces de l’ordre libyennes à l’égard des manifestants depuis le début de la révolte dans plusieurs villes du pays, que le régime de Kadhafi est très connu pour sa violation des droits de l’Homme. Cela s’illustre, d’ailleurs, à travers ce qu’ont subi les sympathisants de cette Tarika juste après le coup d’État du colonel Mouammar Kadhafi, contre le roi Idriss Al-Senoussi, le premier septembre 1969. Il convient de rappeler,que depuis le renversement du régime monarchique, des tribus ont été entièrement détruites et des familles exterminées, d’autres déplacées ainsi que des personnalités religieuses ont été arrêtées puis exilées. Parmi les signes de la tyrannie du président libyen depuis sa prise en mains du pouvoir, le  déracinement de l’héritage religieux  et historique  de la Tarika senoussia qui a marqué sa présence en Libye. 330 zaouïas n’ont pas été épargnées par l’agressivité de ce régime dictateur, qui les a entièrement  détruites. A cette époque-là, la Jamahiriya seule  comptait plus de 200 zaouïas ainsi qu’un bon nombre bâties en Égypte, au Sud-Soudan, Tchad et Niger. Il est à rappeler, que les leaders de la Tarika senoussia, depuis le règne du roi Mehdi Al-Senoussi et Ahmed Chérif Al-Senoussi en arrivant à Idriss Al-Senoussi ont été à l’avant-garde dans la  lutte contre le colonialisme italien et c’était la volonté de l’ensemble du peuple libyen. Les petits-fils du roi Idriss Al-Senoussi se souviennent que le leader libyen, Omar Al-Mokhtar était un guide de l’une de ces zaouïas  libyennes où il a reçu son éducation spirituelle et religieuse par des cheikhs de la Tarika senoussia, avant qu’il ne lui fût confié par le roi Idriss, la mission  de guider la révolution contre la colonisation italienne. L’une des positions politiques dignes d’être rappelées, c’était celle du roi Idriss Al-Senoussi qui avait décidé de démissionner  de son poste au pouvoir à deux reprises en 1967 et 1969. Cela a rencontré le refus du gouvernement et du peuple libyen contrairement au colonel Kadhafi qui sème la terreur dans les rangs des manifestants et veut se maintenir au pouvoir. Soulignons, que le roi Idriss Al-Senoussi avait demandé alors à son Premier ministre d’élaborer une nouvelle Constitution pour changer le régime monarchique en Libye en régime républicain en garantissant la sécurité et la paix du peuple libyen…               

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