-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Libye : l'Otan divisée affiche une certaine unité

Libye : l'Otan divisée affiche une certaine unité

Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan, divisés sur l'urgence de durcir leur intervention militaire, ont préféré jeudi insister sur l'objectif politique qui les rassemble: la chute de Mouammar Kadhafi.

 

La France et le Royaume Uni avaient annoncé qu’ils entendaient convaincre leurs alliés réunis jusqu’à vendredi à Berlin de l’urgence d’intensifier les opérations aériennes contre les troupes de Kadhafi, sous peine de mettre en danger les civils libyens que la résolution 1973 de l’ONU leur demande de protéger. Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a estimé en ouverture que la réunion du groupe de contact à Doha mercredi avait donné « une bonne base » aux discussions sur les conditions d’un changement politique en Libye, en réclamant le départ de Kadhafi et en octroyant un soutien matériel aux rebelles du Conseil national de transition (CNT).

A son arrivée, le ministre danois Lene Espersen, mettant en avant les efforts considérables de son pays qui mène des frappes depuis des semaines, a réclamé que d’autres contribuent aussi aux missions de bombardement. Son homologue espagnole Trinidad Jimenez a douché l’espoir que l’Espagne, l’un des pays, avec les Pays-Bas et l’Italie, qui déploie des avions pour contrôler la zone d’exclusion aérienne ou faire du repérage mais leur interdit de participer aux raids contre les troupes kadhafistes, allait changer d’attitude. Seuls six pays des 28 l’Otan (Belgique, Canada, Danemark, France, Norvège et Royaume-Uni) effectuent des frappes contre les chars et les dépôts de munitions libyens.

Les Etats-Unis se joignent encore à eux de temps à autre a révélé mercredi le Pentagone, mais l’Otan n’a toujours pas compensé le retrait du théâtre libyen d’une cinquantaine de chasseurs-bombardiers américains le 4 avril. Le commandement de l’Otan avait bien réclamé un renfort, mais une dizaine d’appareils manquent toujours, bien que le Royaume Uni en ait fourni quatre de plus et que d’autres aient haussé le rythme de leurs frappes air-sol, selon un diplomate allié. Pour éviter que l’alliance n’étale trop ses divisions, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a assuré que les Etats-Unis soutiendraient fortement l’opération Protecteur unifié de l’Otan en Libye jusqu’au départ du pouvoir du leader libyen Mouammar Kadhafi.  

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!