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Libye : l'Otan frappe à proximité du complexe de Kadhafi

الشروق أونلاين
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Une frappe aérienne de l'Otan a touché une zone proche du complexe de Mouammar Kadhafi à Tripoli mardi, alors que des responsables militaires se préoccupent du maintien des opérations en Libye si la mission de l'Alliance vient à se prolonger.

 

Une colonne de fumée grise était visible à proximité du complexe de Bab al-Aziziya peu avant l’aube. L’objectif visé par le raid n’était pas connu dans l’immédiat et les autorités libyennes n’ont pas fait de commentaire.

Les bombardements aériens de l’Otan ont déjà plusieurs fois frappé le complexe, où se rassemblent chaque nuit des partisans du régime pour soutenir Kadhafi, et ses alentours. Le bombardement de mardi est survenu quelques heures après une apparition de militants pacifistes étrangers à Bab al-Aziziya.

À l’est de la capitale, des appareils de l’Alliance ont commencé à larguer des tracts appelant les troupes gouvernementales à abandonner leurs postes près de Zlitan, à l’ouest de la ville portuaire de Misrata aux mains des rebelles.

«Il n’est pas trop tard pour arrêter les combats. Si vous continuez à menacer les civils, vous serez confrontés à la destruction», peut-on lire sur ces tracts en arabe, portant le symbole de l’OTAN.

Si les rebelles prenaient Zlitan, ils seraient à quelque 135 kilomètres des faubourgs est de Tripoli. Un responsable des insurgés a déclaré que les dirigeants de l’opposition à Zlitan rencontraient leurs homologues de Misrata, tout en reconnaissant les défis auxquels ils étaient confrontés dans la progression des combattants sur la ville.

Les gens à Zlitan «sont dépendants de nos mouvements, mais le problème, c’est qu’un tiers de cette ville seulement est aux côtés des rebelles», a déclaré Ibrahim Beatelmal, porte-parole de l’insurrrection à Misrata.

Dans l’ouest de la Libye, les troupes de Mouammar Kadhafi présentes dans le secteur d’al-Ghazaya bombardaient mardi les positions de l’opposition qui contrôle une route menant à Dehiba, point de passage frontalier avec la Tunisie, selon Omar Hussein, porte-parole des insurgés dans la région montagneuse de Nafousa. Dehiba est un point d’approvisionnement stratégique pour les rebelles qui se sont emparés du contrôle de plusieurs localités de la région au mois de juin.

De son côté, l’OTAN a rapporté qu’elle avait mené 62 raids aériens sur la Libye lundi, frappant des cibles militaires à Tripoli et dans quatre autres villes situées dans le territoire contrôlé par le dirigeant libyen. L’Alliance a considérablement rehaussé le rythme des attaques aériennes au cours des derniers jours.

La campagne de l’OTAN, menée depuis près de trois mois, a cloué au sol les forces aériennes de Kadhafi et affaibli ses capacités militaires.

Mais l’amiral Mark Stanhope, chef de la Royal Navy, a averti à Londres que la flotte britannique — l’un des principaux contributeurs — serait dans l’incapacité de maintenir le rythme des opérations si la mission se prolongeait jusqu’à la fin de l’année. De son avis, les priorités devront être repensées si l’opération devait durer «plus de six mois».

Par ailleurs, l’un des deux commandants stratégiques de l’Otan, le général français Stéphane Abrial, a déclaré que la question des ressources deviendrait «cruciale» si l’intervention en Libye se poursuivait. «Si des ressources supplémentaires sont nécessaires», cela exigera «bien sûr une décision politique», a déclaré le commandant suprême allié transformation (SACT).

 

 

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