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Libye: l'Union africaine reconnaît le CNT

Libye: l'Union africaine reconnaît le CNT

L'Union africaine a finalement reconnu mardi le Conseil national de transition (CNT) comme le représentant légitime du peuple libyen, annonce l'UA dans un communiqué diffusé par les services du président sud-africain.

 

Le président de l’Union africaine (Teodoro Obiang Nguema Mbasogo) annonce que l’Union africaine reconnaît le Conseil national de transition comme le représentant du peuple libyen, dans la mesure où il forme un gouvernement de transition comprenant toutes les parties, qui va occuper le siège de la Libye à l’Union africaine, précise le communiqué. L’Union africaine a très longtemps refusé de reconnaître le CNT, après avoir vainement essayé d’organiser une médiation entre les rebelles et le pouvoir du colonel Kadhafi. L’UA, rappelle le communiqué, a toujours encouragé les parties prenantes du conflit libyen à former un très large gouvernement de transition qui œuvrerait à la promotion de l’unité nationale, de la réconciliation et de la démocratie. Elle a également appelé le CNT à protéger tous les travailleurs étrangers, y compris les migrants africains. Le communiqué de l’UA justifie ensuite ce revirement en expliquant: Les dirigeants du Conseil national de transition, dans une lettre (envoyé à l’UA) le 5 septembre, ont fourni des assurances de leur engagement 1/envers le continent africain, 2/ à donner la priorité à l’unité nationale et à rapprocher toutes les parties libyennes, sans aucune exception, pour reconstruire le pays, 3/ à protéger tous les travailleurs étrangers en Libye, y compris les migrants africains. Compte tenu de ces engagements, l’UA a donc pris la décision d’accorder au CNT le siège de la Libye dans ses propres instances, explique le communiqué. L’UA, qui a cherché sans succès à jouer un rôle de premier plan dans la crise libyenne, avait fini par se retrouver dans une position inconfortable en refusant de reconnaître la légitimité du CNT, alors qu’une vingtaine de ses 54 membres l’avaient déjà reconnu individuellement. Nombre de dirigeants africains s’étaient élevés contre l’aide militaire apportée par l’OTAN aux rebelles, estimant que l’esprit de la résolution de l’ONU autorisant les frappes aériennes pour protéger les civils avait été dévoyé. Plusieurs chefs d’État du continent s’étaient également offusqués de voir l’Afrique clairement tenue à l’écart par les Occidentaux, qui poursuivaient leur propre politique de soutien aux opposants à Kadhafi sans se soucier des efforts de médiations de l’UA. Certains dirigeants africains, eux-mêmes au pouvoir depuis des années à la suite de processus électoraux controversés, comme le président zimbabwéen Robert Mugabe, ont par ailleurs soutenu le régime de Kadhafi sur une ligne immuablement anti-occidentale. Le régime de Kadhafi finançait une bonne part des activités de l’UA.

 

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