Français

Libye: nouvelles armes pour les pro-CNT à Bani Walid

الشروق أونلاين
  • 338
  • 0

Les combattants du nouveau régime s'exercent mardi à manier de nouvelles armes près du front de Bani Walid, bastion fidèle à Mouammar Kadhafi au sud-est de Tripoli que fuyaient ses habitants.

 

Des discussions sont pourtant encore en cours, par l’intermédiaire de  médiateurs, entre les combattants du Conseil national de transition (CNT) et  les pro-Kadhafi pour que ces derniers déposent les armes, “mais sans résultat  juqu’à présent”, explique Abdallah Kenchil, un responsable local du CNT.

 “Ils veulent continuer à combattre, et lundi, ils ont bombardé des secteurs  résidentiels”, raconte-t-il à l’AFP.

 Dans cette vaste oasis de 100.000 habitants assiégée par les pro-CNT en  plein désert à 170 km de Tripoli, le quotidien se dégrade inexorablement,  assure M. Kenchil, citant des habitants ayant fui la ville: coupures d’eau et  d’électricité, pénurie d’essence et de produits de base…

 Pour tenter de vaincre la “forte résistance” des pro-Kadhafi installés à  Bani Walid, les forces du CNT postés à quelques kilomètres de l’entrée de la  ville ont reçu des renforts et des nouvelles armes, en particulier de  l’artillerie légère et des roquettes antichar.

 “Les combattants affluent de plusieurs régions” pour nous prêter  main-forte, assure un commandant pro-CNT sous couvert d’anonymat alors que ses  camarades s’essaient au maniement de leur nouvel armement.

 Plus de trois jours après l’expiration d’un ultimatum fixé par le CNT pour  la reddition pacifique des bastions pro-Kadhafi, l’offensive annoncée des  forces du nouveau régime se fait encore attendre.

 Mardi à la mi-journée, le front est toujours calme, hormis quelques  échanges de tirs par intermittence. Les avions de l’Otan continuent de survoler  le secteur.

 Comme la veille, les habitants qui ont trouvé de l’essence fuient la ville  dans des voitures chargées de familles et d’affaires, que les combattants du  CNT laissent passer aux barrages établis sur les routes menant à l’oasis.

 “Des dizaines de voitures fuient la ville depuis ce matin”, affirme Ibrahim  Bachir Ali, un combattant de 25 ans posté à l’un de ces barrages, précisant que  les familles sont malgré tout soumises “à des fouilles de crainte que des  pro-Kadhafi n’y soient cachés”.

 Une éventuelle offensive sur Bani Walid semble cependant difficile, compte  tenu de la topographie de cette vaste oasis parsemée de colline et d’une  cinquantaine de villages, où la quasi-totalité des habitants sont armés.

 De plus, les pro-Kadhafi ont fait preuve d’une “résistance féroce” ces  derniers jours, selon le colonel Abdallah Abou Oussara, un haut responsable  militaire au front. Mais l’enjeu est de taille: “La plupart des forces et des  mercenaires de Kadhafi sont à Bani Walid”, affirme-t-il.

 

 

مقالات ذات صلة