Libye : Russie et Chine ont perdu la course au pétrole
La Russie et la Chine ont perdu toute possibilité de participer au développement des gisements pétroliers et gaziers en Libye, suite à leur refus de soutenir les insurgés, estime l'ex-ministre libyen de l'Énergie, Omar Fathi Ben Shatwan, qui a rejoint l'opposition…
Ben Shatwan se trouve actuellement à Malte, où il est arrivé à bord d’un bateau de pêche. Selon les médias, les autorités maltaises lui ont octroyé l’asile politique.
“La Russie et la Chine ont perdu, ils n’auraient pas dû faire ça”, estime l’ex-ministre à propos de l’abstention de ces deux pays lors du vote sur la résolution onusienne 1973.
Les relations économiques russo-libyennes progressaient bon train avant la crise politique dans le pays. Après la visite du président russe Vladimir Poutine en Libye en avril 2008, la Libye a signé plusieurs accords avec des compagnies pétrolières russes, en échange de l’annulation de la dette libyenne envers Moscou, qui se chiffrait à 4,5 milliards USD.
Le 19 mars, un groupe d’États occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Canada, l’Italie, l’Espagne et le Danemark, a engagé des frappes aériennes contre les troupes fidèles au colonel Kadhafi en application de la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu qui prévoyait la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye.