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«L’Initiative pour la dignité du journaliste» réclame un comité des œuvres sociales

الشروق أونلاين
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Les journalistes n’ont pas pu tenir leur sit-in ,mardi, à l’occasion de la célébration du 1er anniversaire de la Journée nationale de la Presse, à la Place de la liberté de la Presse sise à la rue, Hassiba Ben Bouali à Alger, pour rendre hommage aux confrères de la profession et lire la déclaration de «l’Initiative pour la dignité du journaliste» qui comprend des revendications socioprofessionnelles, ainsi qu’un appel aux autorités publiques pour développer le secteur et améliorer les conditions jugées déplorables auxquelles est confrontée la corporation.

Les forces de l’ordre déployées  dès les premières heures autour de la Place de la liberté de la Presse, ont empêché les journalistes de se rendre sur ladite place, avant que le commissaire de police n’intervienne pour enlever des barricades dressées permettant ainsi aux journalistes, après une heure, de poser une gerbe de fleurs au pied de la stèle commémorative des martyrs du devoir.Après une heure de négociation avec le commissaire de police, ce dernier a autorisé les journalistes de tenir un rassemblement de 10 minutes: «Pas de sit-in dépassant les 10 minutes », a-t-il lancé aux journalistes en place.Le rapport de «l’Initiative pour la dignité du journaliste » annonce que cette journée est une occasion pour évaluer et s’arrêter sur les problèmes de la profession et les questions préoccupant les journalistes tant sur le plan professionnel que social, tout en rappelant la nécessité d’aller au-delà des cérémonies protocolaires et se mettre au travail dans un climat marqué d’un débat ouvert ayant pour objectif  l’organisation de la profession de la presse en vue d’atteindre le niveau de professionnalisme requis.Parmi les revendications professionnelles  brandies par les journalistes, l’on cite:le ministère de tutelle doit assumer pleinement ses responsabilités d’organisation et de développement sans distinguer le secteur public du secteur privé, à travers un dialogue avec les journalistes, leurs représentants ainsi que les autres acteurs, la promulgation du statut du journaliste et le faire appliquer,l’achèvement du projet de carte professionnelle du journaliste, la promulgation des dispositions liées à la loi organique sur l’Information et accélérer l’installation de l’autorité de régulation de la presse écrite et celle de l’audio-visuel en permettant le traitement des questions en suspens, accélérer la promulgation de la loi portant organisation des activités de l’audio-visuel et lui accorder un intérêt au sein de l’APN et veiller à ne pas tomber dans la zizanie comme c’est le cas dans la presse écrite, accorder un grand intérêt à l’organisation et à la facilitation du travail des journalistes algériens travaillant au profit des agences étrangères accréditées en Algérie, promulguer la loi sur la publicité et mettre un cadre juridique obligeant les organes de presse de faire bénéficier les journalistes des bénéfices et des revenus de la publicité.S’agissant du côté des libertés, l’Initiative pour la dignité du Journaliste a réitéré son refus catégorique à toute forme d’intimidation, ou d’agression sur le journaliste lors d’accomplissement de sa mission ou pour leurs écrits.Elle revendique également l’annulation de toutes les dispositions confisquant la liberté d’opinion ainsi que la liberté d’expression incluses dans le code de l’Information ainsi que dans le code pénal ainsi  que l’élaboration des rapports périodiques sur la liberté de la presse, réalisés par des journalistes algériens et non par des organisations internationales. Sur le plan social, l’Initiative a réclamé de généraliser la grille des salaires applicable sur le secteur public vers le secteur privé (journalistes, travailleurs) et faire d’elle une grille susceptible d’être révisée et revalorisée de manière périodique, mettre en place des mécanismes permettant aux journalistes de bénéficier de logements, élaborer un accord collectif national applicable au niveau de toutes les entreprises de presse, chacune avec ses spécificités, adopter une formule juridique garantissant le droit des journalistes au soutien de l’Etat pour la promotion de la presse, mettre en place un comité des œuvres sociales au profit de la presse, organiser ses activités, le financer et définir les modalités de bénéficier de ses services, signature des conventions en matière de Transport, la Santé, la Formation, l’Assurance et autres au profit des journalistes dans  le but d’améliorer leurs conditions de travail et leur cadre de vie, redynamiser le fonds de soutien à la presse, définir sa mission de manière à ce que le journaliste puisse en bénéficier, garantir l’accès à la médecine de travail, effectuer un assainissement national au sein des entreprises de la presse au sujet des journalistes non-déclarés à la sécurité sociale, définir les modalités d’emploi des journalistes via l’Agence nationale de l’Emploi de manière à leur garantir le droit d’intégration dans la corporation, intervention du ministère de la Communication et les autorités concernées pour régler la situation des journalistes exerçant dans les entreprises de la presse publique et privée en conflit.

 

 

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