L’intervention étrangère en Libye fera exploser la région
Un rapport américain a mis en garde contre les risques de la persistance de l’intervention étrangère en Libye, qui constitue une menace pour la stabilité dans le pays et un risque de prolongation de la crise dont la situation qui y prévaut est très préoccupante.
Telle est d’ailleurs l’approche mise en avant par l’Algérie, il y a des années, mettant l’accent sur la nécessité de trouver une solution politique à la crise qui ne cesse de s’aggraver.
Le rapport publié par l’Institut “American Entreprise” prévoit une reconduction du conflit armé en Libye en 2018, et c’en raison du gel politique, comme il prévoit une détérioration de la crise humanitaire, ce qui profiterait aux groupes terroristes, notamment Daech et Al-Qaïda.
Selon le même document, la dégradation de la situation en Libye est entraînée par l’intervention des forces régionales étrangères, ce qui risque de voir le conflit s’inscrire dans la durée, soutenant que la fin de la crise implique aussi une révision globale du secteur de sûreté dans ce pays, les entraînements et la récupération des armes répandues et l’exécution du programme d’intégration.
Pour ce qui est des pays à l’origine de l’accentuation de la crise libyenne, le rapport a cité entre autres les Emirats arabes unis (EAU) et l’Égypte, prévoyant une intervention d’un autre pays, à savoir la Turquie.
D’après la même source, ce dernier se verra contraint d’y intervenir si le Caire et Abu Dhabi continuent de menacer la stabilité dans ce pays, en maintenant leur soutien militaire, économique et politique à l’une des parties libyennes, à savoir le maréchal Khalifa Haftar.
Outre la Turquie, le rapport estime que la Russie tentera elle-aussi d’intervenir militairement à l’est de la Libye, de mener des opérations contre le terrorisme et consolider sa présence en Méditerranée, si les interventions étrangères se poursuivent dans ce pays déchiré.