L'Irak en appelle aux investisseurs étrangers pour son réseau de transports
Le ministre irakien des Transports a lancé dimanche un appel aux entreprises étrangères pour aider le pays à reconstruire ses infrastructures dégradées par des décennies de violences et de sanctions et à mettre sur pied un réseau ferré “à l’européenne”.
L’Irak a vu ses ressources financières augmenter ces dernières années grâce à ses ventes de pétrole et peut proposer de nombreux chantiers potentiels allant de la modernisation des aéroports à la réfection des routes en mauvais état, a remarqué le ministre Hadi al-Amari devant les représentants de quelque 50 groupes à Bagdad.
“L’Irak pourrait être l’endroit au monde le plus attractif pour les investissements dans le secteur du transport”, a-t-il déclaré. “Il y a des milliards de dollars d’opportunités d’investissement”, a-t-il souligné.
Les recettes pétrolières du pays devraient atteindre 200 milliards de dollars par an lorsque la production de brut atteindra 4 millions de barils par jour (contre 2,9 mbj actuellement) dans les prochaines années, a-t-il promis.
Les autorités prévoient de rénover les aéroports et ports maritimes existants et d’en construire de nouveaux et entend aussi construire 2.000 km de lignes ferroviaires “à l’européenne”, a-t-il dit.
Le gouvernement irakien a approuvé jeudi un budget 2012 qui prévoit environ un milliard de dollars pour les transports et les communications.