L’Oaic rassure: « Pas de pénurie de pain pendant le Ramadhan »
Le Directeur général de l’Office national interprofessionnel des céréales (Oaic), Noureddine Kehal a révélé qu’il a été décidé d’ajouter « une quantité de 10% des céréales aux minoteries pour éviter une éventuelle pénurie du pain au mois de Ramadhan ».
Il est à souligner que Noureddine Kehal a fait ces déclarations en marge de sa visite qui l’a conduit vers la wilaya de Souk Ahras, dont sa dernière visite, à ce sujet, sera la ville côtière de Maghnia dans la wilaya de Tlemcen. Le DG de l’Oaic a expliqué que sa visite des différentes coopératives céréalières rentre dans le cadre d’évaluation de la campagne moisson-battage qui s’apprête à prendre fin et en attendant la période des labours.
Au sujet des minoteries situées aux frontières du pays, Noureddine Kehal a dit que « l’Office, en collaboration avec le ministère du Commerce, a mis en place un cahier des charges au profit des minoteries stipulant le contrôle de toutes les céréales transformées en farine et en semoule tout en effectuant des visites sur le terrain pour s’assurer si les produits à base de céréales se trouvent toujours à l’intérieur du pays ».
Le DG de l’Oaic a affirmé que l’Office a réalisé entre 90 à 95% des objectifs tracés, notamment après avoir atteint le seuil de 45 millions de tonnes de céréales, qui est considéré comme « le troisième meilleur chiffre réalisé après l’Indépendance, et ce en dépit de la sécheresse qui a frappé les wilayas de l’ouest du pays ». Il a ajouté que l’amélioration en matière de la productivité est structurelle et non occasionnelle, sachant que l’Algérie a maintenu pour la troisième année consécutive un important taux de rentabilité estimé entre 12 à 16 quintaux par hectare au cours de la dernière décennie.
Parmi les facteurs qui ont contribué à un tel boum dans la production céréalière, Noureddine Kehal a dit que grâce à la meilleure qualité des grains semés qui a permis une forte augmentation de la production céréalière en passant de 200 000 quintaux à 1 450 000 quintaux, et ce depuis l’an 2000 jusqu’au jour d’aujourd’hui. S’ajoute à cela l’utilisation des engrais qui a doublé ainsi que le développement des terrains d’irrigation complémentaire qui sont passés de 25 000 à 300 000 hectares.
« Cette technique demeure la plus efficace pour la production des céréales en Algérie dans le futur notamment que le problème des céréales dans les régions de la Méditerranée est sérieusement posé en printemps où les pluies ne sont pas constantes », a-t-il ajouté.
Il a en outre indiqué que l’ État s’était engagé à l’amélioration de la production céréalière après la crise de 2008 où le pays a connu une crise aiguë, notamment après que les grandes sociétés productrices ont revu à la hausse le prix d’un quintal de 150 dollars à 1000 dollars en l’espace de deux mois seulement. Désormais, l’Algérie a tiré des enseignements et a décidé de faire à ce que le même problème ne se répète pas dans le futur.
L’interlocuteur a conclu que l’Algérie a adopté les prix du marché mondial en préférant l’achat des céréales aux agriculteurs que de les importer et que l’Office à mis à la disposition des paysans pas moins de 1 300 moissonneuses-batteuses.