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L'objectif de la Cedaw est la légalisation du mariage gay en Algérie !

الشروق أونلاين
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Un membre du comité de suivi de la Cedaw (Convention internationale de lutte contre toutes formes de discrimination a l’égard des femmes), sous l’égide des Nations unies, Chaîa Djaâfri, a révélé que l’objectif principal de cette convention est la légalisation du mariage gay en Algérie et la disparition du tuteur dans le mariage.

Cette convention a été appliquée par de nombreux pays dans le monde mais l’Algérie,  qui a approuvé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, datant de 1979 par ordonnance N° 96-03 du 10 janvier 1996 et y a adhéré par décret présidentiel N° 96-51 du 22 janvier 1996, a émis des réserves sur certains articles qui sont en contradiction avec la Charia et le Code de la famille.

Selon la présidente de l’Observatoire algérien de la femme, Mme Jaâfri, la déclaration de la ministre de la Solidarité  nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, que l’Algérie est pour l’application de cette convention à condition d’en lever les réserves, n’est qu’une mesure transitoire car elle sera obligée d’appliquer tous les articles de la Cedaw comme convenu à la conférence de Pékin à laquelle y a assisté notre interlocutrice et la ministre du secteur.

Pour rappel, dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la femme, le président Bouteflika a appelé à la révision de certains articles de cette convention qui se fera dans le strict respect de la Charia.

En effet, Bouteflika avait lancé un appel aux instances habilitées les invitant à reconsidérer les réserves de l’Algérie concernant certains articles de la Convention «en adéquation avec les acquis réalisés en matière de promotion et de protection des droits de la femme» ajoutant que «ces réserves doivent en effet être reconsidérées, dans le strict respect de la Charia».

Dans ce cadre, la ministre de la Solidarité a affirmé que la levée des réserves de l’Algérie ne porteront jamais sur certains articles de la convention qui portent atteinte à la Charia comme c’est le cas pour la condition de la présence du tuteur pour le mariage de la femme et la Kafala.

Mme Meslem a réitéré que les décisions de l’Etat liées aux acquis réalisés au profit de la femme et de la famille «ne sortent pas des préceptes fondamentaux de la Charia islamique», ajoutant que «toute décision s’éloignant de notre religion ne sera jamais adoptée par l’Algérie».

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