L’Onu condamne Soltani d’avoir «torturé» Anouar Malek !
L’association suisse contre l’impunité (Trial) a accordé aux autorités algériennes un délai de trois mois pour rouvrir le dossier de la torture dont était victime l’écrivain Anouar Malek, et dont le point accusateur était pointé vers Bouguerra Soltani, et ce après la condamnation de l’Algérie pour torture et violation des droits de l’homme par le Comité contre la torture des Nations unies le 23 mai dernier.
Joint au téléphone par Echorouk, Anouar Malek a précisé avoir reçu lundi la décision du Comité contre la torture des Nations unies, qui a tranché dans la plainte qu’il a déposée fin 2010 auprès de la justice suisse contre Bouguerra Soltani, alors ministre, pour la torture subie en prison entre 2001 et 2005. Anouar Malek a ajouté que « Trial » suivrait le dossier et devrait se rendre dans les jours à venir auprès de la justice algérienne pour relancer le procès dans trois mois.
Et Anouar Malek d’ajouter, la même instance condamne l’Etat algérien à réparer tous les préjudices causés à ma personne pour la torture que j’ai subie ainsi que pour l’arrêt de travail que des hôpitaux étrangers m’ont prescrit dans des rapports que j’ai présentés devant la justice.
J’ai voulu, ajoute-t-il, que le dossier soit clos en Algérie mais le rejet de la plainte que j’ai déposée auprès du palais de justice d’Alger début 2010 m’a poussé à recourir à la justice suisse ». « J’ai tout simplement réclamé mes droits en tant que citoyen algérien et de juger les personnes qui m’ont torturé même si elles soient acquittées. L’essentiel pour moi, c’est la traduction devant la justice des personnes qui m’ont fait subir de la torture, mais ma requête était refusée », précise-t-il.
« Je ne vais pas renoncer à mes droits jusqu’à ce que la justice algérienne rouvre le procès», a-t-il souligné.